Annaba : La pression monte sur les demandes de logement rural
Très sollicitée à Séraïdi comme dans les autres communes de la wilaya d’Annaba, la formule du logement rural individuel se heurte à des contraintes foncières et administratives qui compliquent le traitement des demandes. Dans la commune de Séraïdi, où les citoyens multiplient les démarches pour s’informer sur l’avancement de leurs dossiers, le président de l’APC rappelle les conditions d’éligibilité et les limites des prérogatives communales, tout en appelant les demandeurs à la patience. Cette forte demande pour cette formule individuelle à Séraïdi illustre l’intérêt que suscite ce segment d’habitat auprès des citoyens en quête d’une solution adaptée à leurs besoins. Dans cette commune de la wilaya d’Annaba, les démarches liées à l’obtention de l’aide financière et aux conditions de réalisation des constructions donnent lieu à de nombreuses interrogations, sur fond de blocages persistants dans l’instruction de plusieurs dossiers. Cette situation a conduit le président de l’Assemblée populaire communale (APC) à apporter des éclaircissements sur les procédures en vigueur et sur les compétences de la municipalité. Le premier responsable de la commune a insisté notamment sur une condition préalable à toute demande d’aide au logement rural individuel, celle de la justification d’un droit légal sur le terrain destiné à accueillir la construction. Le demandeur doit donc être propriétaire de la parcelle, disposer d’un document attestant légalement de la possession du terrain ou justifier d’un droit de jouissance. Une autorisation formelle d’un membre de la famille peut également être présentée pour permettre une construction à proximité d’une habitation existante ou en surélévation, sous réserve du respect des dispositions réglementaires applicables.
Le foncier apparaît ainsi comme l’un des principaux obstacles au déblocage des demandes. À l’issue d’une réunion de travail consacrée au suivi du dossier, le P/APC a fait état de nombreuses situations dans lesquelles les demandeurs ne disposent pas de terrain ou présentent des dossiers portant sur des assiettes foncières relevant du domaine forestier ou soumises à des restrictions juridiques. Autant de contraintes qui empêchent, dans certains cas, la poursuite normale des procédures. L’élu a rappelé, dans ce contexte, que l’APC ne dispose pas du pouvoir d’attribuer librement des terrains ni de délivrer des autorisations en dehors du cadre réglementaire. Dès lors, le traitement des demandes dépend de la conformité des pièces fournies, mais aussi des avis des administrations et des services techniques compétents. Plusieurs correspondances ont d’ailleurs été adressées aux directions concernées afin d’obtenir les éclaircissements nécessaires sur les situations en suspens. La commune attend leurs réponses officielles pour pouvoir avancer dans l’examen des dossiers concernés. Le locataire de l’hôtel de ville de Séraïdi a, à ce titre, appelé les citoyens à fournir des informations exactes et complètes dès le dépôt de leur candidature, soulignant que les déclarations erronées et les dossiers imprécis peuvent entraîner de nouveaux retards, notamment au stade de l’octroi de l’aide financière ou de la délivrance du permis de construire. Au-delà du cas de Séraïdi, la question du logement rural demeure un enjeu pour les autres communes de la wilaya d’Annaba, où cette formule est recherchée par les ménages souhaitant accéder à un logement individuel. La satisfaction de cette demande suppose toutefois de concilier les attentes des citoyens avec les conditions d’éligibilité, la disponibilité du foncier légalement constructible et les procédures administratives nécessaires à la concrétisation des projets. Dans ce contexte, le P/APC a appelé les demandeurs à faire preuve de patience, assurant que les services communaux poursuivent le traitement des dossiers dans le respect de la réglementation. Il a également souligné que la continuité du service public sera assurée au-delà de la fin du mandat de l’actuelle équipe communale, afin que les demandes recevables puissent continuer à être examinées.
Reste que, face à l’importance de la demande, l’enjeu ne se limite pas à clarifier les procédures. Il consiste aussi à donner davantage de visibilité aux citoyens sur l’état d’avancement de leurs dossiers et sur les démarches nécessaires pour les régulariser. À Séraïdi comme dans les autres communes d’Annaba, les demandeurs attendent désormais que les éclaircissements administratifs et les avis techniques se traduisent par des avancées concrètes, dans le respect des règles et des droits des bénéficiaires éligibles.
S.C.

