Régions

Jijel : Le commerce de proximité fragilisé par la hausse des charges


Tenir boutique devient un véritable défi. En effet, la hausse des loyers commerciaux, conjuguée au renchérissement des marchandises et des dépenses courantes, fragilise de nombreuses petites activités à Jijel. Dans plusieurs quartiers de la ville, les fermetures de commerces se multiplient, révélant les difficultés des exploitants à préserver la rentabilité de leurs établissements face à l’accumulation des charges. Le phénomène prend de l’ampleur dans différents secteurs de la ville de Jijel, où plusieurs locaux commerciaux ont baissé leurs rideaux. Le constat est sans appel : de nombreux commerces sont fermés, certains entièrement vidés de leur contenu, tandis que d’autres procèdent encore à la liquidation de leurs dernières marchandises avant de cesser définitivement leur activité. Restaurants, cafés, établissements de restauration rapide et magasins de proximité figurent parmi les structures touchées. Parmi les principales difficultés rencontrées par les commerçants, l’augmentation des loyers occupe une place centrale. Au moment du renouvellement des baux, les hausses réclamées alourdissent davantage les dépenses des exploitants, contraints de choisir entre accepter de nouvelles conditions financières ou abandonner leur local. Dans certains cas, cette augmentation suffit à compromettre l’équilibre d’une activité, dont les recettes ne permettent plus de couvrir l’ensemble des frais.

Les hausses observées peuvent atteindre plusieurs milliers de dinars par mois. Dans certains cas, une augmentation de 10 000 DA a fait passer un loyer mensuel de 30 000 à 40 000 DA, tandis que d’autres commerçants se sont vu réclamer un supplément de 15 000 DA lors du renouvellement du bail. Ces augmentations pèsent lourdement sur les petites structures, déjà confrontées à des marges bénéficiaires réduites. À ces dépenses s’ajoutent le coût des marchandises, les factures d’eau et d’électricité, les frais de transport et d’approvisionnement, les salaires des employés ainsi que les charges administratives et fiscales. Dans certains secteurs, notamment la restauration, les difficultés à recruter une main-d’œuvre qualifiée compliquent également le fonctionnement quotidien des établissements. Une fois toutes ces dépenses cumulées, la rentabilité devient incertaine et la poursuite de l’activité peut s’avérer difficile, voire impossible.

Face à cette pression financière, certains exploitants préfèrent écouler leurs stocks avant de libérer leurs locaux, tandis que d’autres ont déjà mis fin à leur activité. Ces fermetures entraînent la disparition de sources de revenus et peuvent également se traduire par des pertes d’emplois. Elles affectent par ailleurs la disponibilité des services de proximité et l’animation commerciale des quartiers concernés.

Z.M.

admin

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *