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Hommage de la nation à une figure du mouvement national : Le dernier adieu à Mohamed Ali Haroun : 

La nation a salué dimanche après-midi la mémoire de Mohamed Ali Haroun. Le moudjahid et ancien membre du Haut Comité d’Etat, décédé à l’âge de 99 ans, a été inhumé au cimetière d’El Alia, à Alger, au terme d’une cérémonie empreinte de recueillement.

Le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, et le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, ont pris part aux funérailles, aux côtés de membres du Gouvernement, de personnalités nationales et de représentants de la famille révolutionnaire. Les proches et les amis du défunt, ainsi que de nombreux citoyens, ont tenu à l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure.

Dans l’oraison funèbre, le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, M. Abdelmalek Tacherift, a dépeint le défunt comme « une figure emblématique de l’Algérie, un moudjahid, un militant et un homme d’Etat, dont le parcours militant s’est forgé au cœur du mouvement national ». Retraçant les grandes étapes de ce parcours, il a rappelé que « son apport fut considérable », en particulier à la tête de la presse révolutionnaire, qu’il a dirigée « avec sagesse et rigueur » à travers le journal « Résistance algérienne ».

Poursuivant le combat au sein des structures dirigeantes de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), Mohamed Ali Haroun y a « fait montre d’un immense courage dans la défense des détenus algériens face à l’arbitraire des tribunaux français », a souligné le ministre.

Après l’indépendance, le défunt a continué à servir le pays avec « dévouement et compétence », en s’appuyant sur « ses principes militants, ses compétences scientifiques et son niveau intellectuel ». Il est ainsi devenu, selon M. Tacherift, « une figure emblématique du droit, un interlocuteur intrépide et un témoin des étapes phares de l’histoire nationale contemporaine, qui a enrichi la bibliothèque nationale par ses ouvrages ».

Le ministre de la Communication, M. Mohamed Bouslimani, a pour sa part présenté ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses compagnons de lutte. Il a salué « un militant de la première heure qui a consacré sa vie au service de sa patrie ».

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait lui aussi exprimé, samedi, ses condoléances et sa profonde compassion à la famille du défunt. Dans son message, il a rendu hommage à un interlocuteur d’une rare élégance intellectuelle, à un auteur témoin d’événements majeurs, à un éminent juriste et à un grand avocat, qui a plaidé la cause des détenus et des militants algériens devant les tribunaux français. Le chef de l’Etat a souligné que Mohamed Ali Haroun restera dans l’histoire pour son engagement national, depuis son élection à l’Assemblée nationale constituante, et pour son parcours d’homme d’Etat, comme ministre puis comme membre du Haut Comité d’Etat.

R.N.

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