CS Constantine : Ghoula Hassen revient au bercail pour sortir les Sanafir de la zone de turbulences
Le CS Constantine a enfin un nouveau patron à la direction sportive. Le club de l’Est, pensionnaire de la Ligue 1 Mobilis, a officialisé lundi la nomination de son ancien défenseur central Ghoula Hassen à ce poste. Il succède à Tarek Arama, qui avait claqué la porte quelques jours plus tôt. À 58 ans, le nouveau responsable connaît la maison sur le bout des doigts. Il a porté le maillot vert et noir des Sanafir entre 1996 et 1999, d’autres sources évoquant 1995, et fait partie de l’effectif sacré champion en 1997. Il est ensuite passé par le CR Béni Thour (1999-2000), puis par le club saoudien d’Al-Wehda (2000-2001). Aujourd’hui membre du Bureau fédéral de la FAF, il devra quitter cette fonction pour se consacrer pleinement à sa nouvelle mission. Le timing n’a rien d’un hasard. Depuis l’entame de la saison, le CSC cherche ses repères et occupe une inquiétante 12e place avec seulement sept points au compteur. Dernier revers en date : une défaite à domicile face à l’USM Alger (2-0), lors de la huitième journée. Selon la presse locale, les Constantinois restent sur une série de quatre défaites consécutives. Ce faux départ a provoqué une cascade de départs : démission d’Arama, limogeage de l’entraîneur tunisien Mondher Kebaïr et remaniement d’une partie du staff technique. Pour parer au plus pressé, la direction avait confié provisoirement les rênes de l’équipe à El Hadi Khezzar. L’arrivée de Ghoula s’inscrit dans la même logique de reconstruction, avec l’espoir de provoquer le déclic qui permettra enfin au club de prendre son envol. Dans son communiqué, la direction du club a tenu à rassurer. Elle affirme que l’actionnaire majoritaire, l’Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP), « déploie tous les efforts nécessaires afin de réunir les meilleures conditions de travail » pour placer le club dans une situation optimale et atteindre ses objectifs. La mission du nouveau directeur sportif s’annonce donc titanesque. Entre un classement préoccupant, un groupe à remobiliser et un public exigeant, Ghoula aura du pain sur la planche. Reste à savoir si ce retour aux sources suffira à remettre le CSC sur les rails. M.D.

