shares

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a effectué un vaste mouvement dans le corps des directeurs de l’éducation nationale. Le changement a touché 34 directeurs de wilayas. Ce mouvement a été opéré par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, dans le corps des premiers responsables de l’éducation nationale dans plusieurs wilayas. Selon le communiqué des services du Premier ministre, publié jeudi, 11 directeurs ont été mutés et 23 autres ont été fraîchement nommés, tandis que leurs prédécesseurs ont été limogés.

Aux termes dudit communiqué « le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a opéré, vendredi 21 janvier 2021 après consultation du président de la république, Abdelmadjid Tebboune, un vaste mouvement dans le corps des directeurs de l’éducation ayant touché 34 directeurs (…) ce mouvement concerne 11 mutations, 23 fins de fonctions et 23 nominations ». ce mouvement concerne les wilaya d’Adrar, Béjaïa, Béchar, Blida, Bouira, Tébessa, Tiaret, Sétif, Sidi Bel Abbès, Annaba, Guelma et Mostaganem.


Il semble que cette récente décision réponde à la nécessité d’opérer des changements dans le secteur dont la gestion locale est au cœur des critiques, notamment en raison des manquements relevés dans la gestion des structures scolaires et du transport scolaire notamment au niveau des zones d’ombre. Des questions qui sont au cœur du plan d’action lancé, sur instruction du président de la République, pour le développement des zones d’ombre et l’amélioration des conditions de vie des citoyens dans ces zones. Il faut rappeler à ce titre, que dans le premier message qu’il a adressé aux Algériens, le 13 décembre dernier, au moment il était en Allemagne pour soins, le président de la République avait insisté sur la prise en charge des enfants scolarisés dans les zones d’ombres. Il avait affirmé avoir donné des instructions pour la prise en charge des questions liées au chauffage dans les écoles, le transport scolaire et les cantines. Lors du conseil des ministres tenu début janvier courant, Abdelmadjid Tebboune a donné des instructions à l’effet de relancer les secteurs ayant un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens, dont entre autres, le secteur de l’éducation nationale, dans les zones éparses notamment.

Or, des problématiques dans la prise en charge des quelque 1.213.000 élèves scolarisés dans les zones d’ombre persistent. L’état des lieux des écoles primaires, collèges, lycées et structures de soutien existant dans les zones d’ombre, établi par le ministre de l’éducation M. Mohamed Ouadjaout, à l’effet d’une réelle prise en charge, relève toujours des défaillances dans la gestion. L’évaluation devant permettre de connaître avec précision la situation et d’identifier les besoins nécessaires, dont l’eau, le chauffage, les cantines et le transport scolaire notamment, semble avoir été reportée par des directeurs de l’éducation de plusieurs wilayas. Un dysfonctionnement qui semble expliquer cette vague de limogeages.

Sofia Chahine