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« L’Union Générale des Travailleurs algériens (UGTA) a été créée pour l’objectif politique d’organiser et de rassembler les Algériens en vue de la guerre d’indépendance et pour l’objectif social de défendre les droits des couches ouvrières algériennes sous l’impulsion de Benyoucef Benkheda et d’Abane Ramdane qui ont chargé Aïssat Idir de faire le travail de mise sur pied de cette organisation », a indiqué hier le membre dirigeant de la centrale syndicale de l’Union Générale des Travailleurs Algériens, Ferhat Chabeh. L’orateur qui intervenait sur les ondes de la radio nationale I à l’occasion de la célébration de la double date anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures a expliqué que « la création de la centrale syndicale obéissait également à l’objectif de porter sur la scène internationale la question algérienne ». D’ailleurs, ajoute-t-il, « les membres fondateurs ont intégré l’organisation internationale des syndicats libres pour mettre à profit  cette organisation pour promouvoir la révolution algérienne ».

Par ailleurs, Ferhat Chabeh a affirmé que « l’emprisonnement d’Aïssat Idir, en 1959 et sa mort a constitué un grand virage dans l’histoire de l’UGTA de même qu’actuellement avec l’installation à sa tête du frère Salim Labatcha qui a donné une impulsion nouvelle au rôle de la centrale ». Son arrivée à la tête de la centrale syndicale parallèlement à l’émergence du mouvement du Hirak  a en effet, ajoute-t-il, « donné un nouveau souffle pour preuve, ses récentes déclarations ». « Comme je l’ai signalé, l’UGTA adopte d’autres manières de faire. Après avoir soutenu toutes les politiques par le passé, aujourd’hui, l’UGTA tient son propre carré en se rangeant du coté du Hirak et ses revendications. L’UGTA est désormais un partenaire social et un syndicat qui lutte pour les droits des travailleurs et dont le principe est le dialogue et de proposition ». Ferhat Chabeh a, toutefois, regretté que « l’Algérie soit encore à compter sur la rente pétrolière  rappelant que l’Union Générale des Travailleurs Algériens, encouragent les investisseurs nationaux, publics et privés, qui travaillent pour sortir le pays de cette dépendance ». Abordant la conjoncture actuelle marquée par l’émergence de la pandémie du Covid 19 avec ses conséquences sur les  citoyens, le membre dirigeant de la centrale syndicale a estimé que « l’Algérie n’est pas seule à être touchée car le virus a impacté le monde entier ». Notant que « le gouvernement algérien a pu faire face à la crise sanitaire », il  rappellera le rôle de « partenaire et de proposition de l’organisation syndicale ».

Par ailleurs, l’orateur insistera sur « la nécessité de préserver l’outil de travail en encourageant et en protégeant les entreprises publiques productives » citant au passage la situation de « l’Eniem d’Oued Aïssi qui a connu de grandes difficultés ces derniers mois ».  Chabeh rappellera à cet effet que « pour annoncer la nationalisation des hydrocarbures, le président Houari Boumediene avait choisi le siège de l’UGTA car, estimait-il, il connaissait bien la valeur du travail et des travailleurs ».  Enfin, l’orateur a mis en exergue les derniers changements à la tête de  l’UGTA pour rappeler que « la centrale fait sa mue afin de s’adapter à l’ère nouvelle ».

Akli Amor