« Les poursuites judiciaires contre les responsables corrompus ne vont pas s’arrêter »

C’est à partir de la région de Hassi R’mel que le Premier ministre Abdelaziz Djerad a affirmé la poursuite des actions judiciaires contre les responsables corrompus.

En effet, dans son discours donné à l’occasion du double anniversaire (création de l’UGTA et nationalisation des hydrocarbures) dans cette ville du Sud du pays, que le chef de l’Exécutif a promis la poursuite de « tous les responsables qui ont attenté à l’économie nationale du temps de l’ancien régime corrompu ». Djerad révélera l’ouverture d’une enquête par le pôle économique près du tribunal d’Alger, accompagnée d’un mandat d’arrêt international à l’encontre du principal accusé dans l’affaire dite « Augusta ». Pour rappel, plusieurs affaires ont éclaté durant l’ancien régime de Bouteflika comme celles liées aux contrats signés par d’anciens responsables, dont l’ex ministre de l’Energie Chakib Khelil, entre la compagnie Sonatrach et plusieurs autres entreprises étrangères et qui se sont avérées après enquêtes, des contrats entachés d’irrégularités et de corruption comme notamment les deux affaires dites Sonatrach 1 et 2.

Dans ces deux affaires, qualifiées de « politico-financières » défrayant la chronique depuis 2010, ayant entrainé la chute de plusieurs responsables comme l’ex PDG de Sonatrach Mohamed Meziane et huit de ses adjoints ainsi que ses deux enfants et même le patron de l’entreprise Allemande « Contal Algérie Funwerk », tous accusés de corruption.

Quatre entreprises étrangères étaient également citées et accusées d’obtentions « frauduleuses » de marchés publics au détriment des intérêts de la compagnie pétrolière Sonatrach. Et l’affaire sontarch 2 arrive en prolongement de sonatrach 1, à travers cette deuxième affaire, vingt personnes physiques et deux morales, (l’entreprise Saipem et l’entreprise Orascom industrie) ont été inculpées. C’est suite à cela que le prolongement de cette deuxième affaire s’étend jusqu’en Italie avec l’ouverture d’une enquête par le parquet de Milan qui a mis en lumière ces affaires de corruptions à travers lesquelles Mohamed Reda Hamche et Farid Bedjaoui présentés comme « les cerveaux » dans cette affaire. Il faudra également rappeler l’autre affaire liée à la corruption au sein de cette compagnie stratégique qui est Sonatrach qui s’est étendue vers le Canada avec l’entreprise SNC Lavalin en 2016.

Boubekeur Amrani

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.