L’Eniem toujours dans l’impasse !

L’Entreprise nationale de l’industrie de l’électroménager est toujours dans l’impasse. Un mois après la reprise des travailleurs, l’entreprise fait toujours face au blocage de divers dossiers, notamment ceux relatif à la mobilisation de la deuxième tranche du prêt promis par la BEA et celui relatif aux collections CKD toujours bloquées.

A l’occasion de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’Union Nationale des travailleurs Algériens (UGTA), le wali de Tizi-Ouzou Mahmoud Djamaa a effectué hier une visite dans la zone industrielle d’Oued Aïssi située à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya. Sur les lieux, ce dernier a assuré que les entreprises seront accompagnées pour se développer pour certaines et pour sortir des difficultés dans lesquelles elles pataugent à l’instar de l’ENIEM qui a connu d’énormes difficultés financières ces dernières années.

Sur ce chapitre justement, il convient de noter que la reprise du travail au niveau des ateliers de cette entreprise spécialisée dans l’industrie électroménager a soulagé les 1.700 travailleurs mais il semblerait que l’embellie n’est pas pour durer longtemps. Nos sources affirment que les difficultés sont toujours là. Depuis l’installation du nouveau directeur, il n’y a en effet pas d’avancées notables dans les dossiers relatifs aux prêts bancaires et aux pièces CKD dont la rupture de stock pourrait intervenir dans peu de temps.

Il faut rappeler que le litige qui a opposé les travailleurs à la direction après leur mise en congé technique durant le mois de décembre de l’année 2020 a fini par le limogeage du président directeur général, Djilali Mezouar. Son remplacement par un enfant de la maison a été accueilli avec satisfaction par les travailleurs qui ont décidé ainsi de reprendre le travail en attendant la satisfaction des autres revendications à l’instar de l’annulation de la décision du congé technique. Mais, il est justement à noter que depuis la reprise, c’est le silence total du côté de la direction comme des travailleurs et le syndicat d’entreprise.

En fait, le plus grand problème qui a engendré la paralysie de l’entreprise était relatif, selon le responsable partant, le refus des banques de libérer les dernières tranches des prêts ainsi que le blocage des pièces CKD au niveau du port. Ce dernier expliquait, en effet, que la Banque extérieures d’Algérie (BEA) refusait de débloquer la seconde partie des crédits nécessaires destinée au financement des approvisionnements en pièces CKD et SKD nécessaires au processus de fabrication, précisant que la même banque a déduit de l’entreprise la somme de 730 millions de dinars du montant du crédit de 1, 1 milliard de dinars octroyé en février de la même année avant l’expiration du délai de remboursement. Cette situation pendante avait donc fait que  les marchandises importées sont restées  bloquées au niveau des douanes à cause de l’absence d’autorisation d’importation et d’exploitation de matière première.

Enfin, en cette occasion de la célébration de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA, l’outil de travail est au centre d’intérêt du gouvernement comme des syndicats. Hier, le membre dirigeant de la centrale syndicale Ferhat Chabeh qui intervenait à la radio nationale, pour l’occasion, avait appelé à protéger cet outil de travail, c’est-à-dire les travailleurs. 

Kamel Naït Ameur

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