Heureux en son pays

Par Melissa Roumadi-Belferag

« Le bonheur réside en nous. » John B. Sheerin, éditorialiste américain.

« On peut être heureux, mais il faut avoir le courage de voir son pays autrement ». C’est en ces termes lourds de sens qu’Abdelmadjid Tebboune invite les Algériens, où qu’ils soient, à s’interroger sur l’image de leur pays qu’on veut leur vendre. Il les invite à faire le distinguo entre la posture qu’ils ont envers le pouvoir politique quelle qu’en soit la nature et celle qu’ils devraient avoir envers leur pays. Car, il s’agit-là d’appartenance à une nation et de loyauté envers son histoire et ses valeurs. Celle-ci n’est, en aucun cas, remise en cause.

Mais il faut reconnaître que le processus d’aliénation des élites et de l’opinion publique repose essentiellement sur une image bien ternie du pays. Des efforts sont déployés par des médias affidés, ici et outre-Méditerranée pour dresser le tableau le plus sombre de l’Algérie.

On veut convaincre qu’il n’y a pas la moindre issue, pas la moindre lueur d’optimisme dans un pays qui regorge pourtant d’opportunités, et de chances qui ne demandent qu’à être saisies par une jeunesse qui déborde d’énergie.

L’Algérie a des problèmes et c’est une réalité. Elle subit un processus de déstructuration, voire de destruction de son tissu économique, social et institutionnel. Il subsiste des blocages. Mais il faut aussi reconnaître que depuis le Hirak du 22 février 2019 le processus de changement a été enclenché. Un processus qui a pour objectif de remettre à plat tous les fondements de la République pour rebâtir en mieux. Et pour aboutir, ce processus a besoin de toutes les forces vives de la nation. Il nécessite la contribution d’acteurs qui croient en l’avenir, qui ont le courage de croire en ce pays et qu’on les écoute. Mais il y a un préalable. Il faut retirer les œillères que l’on veut nous imposer, regarder droit et d’arrêter de supposer que l’herbe est toujours plus verte ailleurs.

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