Sonelgaz / Un système interne d’alerte contre la corruption

Le groupe Sonelgaz prévoit de mettre en place un système interne d’alerte pour la lutte contre la corruption et renforcer l’éthique professionnelle au sein de ses différentes filiales.

C’est ce qu’a annoncé, hier, le PDG du groupe énergétique national, Chaher Boulakheras lors d’une journée d’études sur le renforcement de la probité dans le secteur économique, organisée à Alger par l’Organe national de la lutte et de prévention contre la corruption (ONLPC). Plus explicite, le premier responsable du groupe Sonelgaz a souligné que «ce système d’alerte permettra de collecter les rapports élaborés par les employés se rapportant à l’existence de comportements ou de positions contraires aux règles de bonne conduite établies par l’entreprise», ajoutant dans la foulée que «notre groupe est entrain de développer un plan des risques qui facilitera davantage l’identification, l’analyse et le classement des risques par ordre de priorité en matière de menaces extérieures dont l’objectif est la corruption».Continuant sur sa lancée, il a indiqué que «notre groupe a adopté une palette de procédures réglementaires notamment en terme de marchés publics qui ont contribué efficacement dans la lutte contre certaines pratiques immorales et illégales», révélant que «le groupe Sonelgaz a opté délibérément pour l’adoption d’une charte d’éthique professionnelle afin de créer une synergie entre les comportements de nos agents et les décisions adoptées par l’entreprise et par là même renforcer la confiance avec les différents acteurs du service public». Cette démarche vise à lutter essentiellement, selon la même source, contre toutes formes de corruption, de dilapidation, de népotisme et d’utilisation frauduleuse des deniers publics afin d’instaurer «une bonne gouvernance » telle que souhaité par les pouvoirs publics, dira-t-il. Le patron de la Sonelgaz a rappelé, également, que l’entreprise a instauré unrèglement intérieur permettant de sanctionner les agents et employés indélicats qui enfreignent le code de l’éthique professionnelle ainsi que la création d’une direction juridique chargée principalement du suivi et de la gestion des risques liés à la corruption. Il a estimé que « la transaction avec des millions de clients et de partenaires économiques, financiers et industriels ainsi que l’interaction continue avec la société, constituent une opportunité et un défi en même temps ».

Par ailleurs, le directeur des relations bilatérales africaines au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Saïd Maindi a affirmé que «l’Algérie a été un acteur actif et une force de proposition dans les négociations qui ont abouti à, l’adoption des conventions régionales et internationales de lutte contre la corruption et elle continue toujours de travailler en vue de renforcer la coopération internationale dans ce domaine surtout en Afrique où la corruption constitue un obstacle réel au développement économique des pays du continent».A cet effet, le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a considéré la lutte contre la corruption parmi les priorités de son programme, selon lui, en donnant «des instructions fermes pour mettre un terme aux fléau de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent».Un engagement qui est largement partagé par les différents acteurs impliqué dans la lutte contre la corruption dont Tarek Tkour, président de l’ONLPCqui a plaidé en faveur d’un système national complémentaire et cohérent dans ce domaine afin de «mettre en œuvre la stratégie nationale de lutte contre ce fléau et d’améliorer le classement de l’Algérie sur le plan international».

Faiçal Bedjaoui

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