École nationale d’informatique d’Amizour (Béjaïa) / Une bagarre fait 35 blessés

 Une bagarre entre étudiants algériens et étrangers a éclaté dans la nuit du lundi et qui s’est arrêtée hierà 7h00 du matin.

Tout a commencé lorsque des étudiants algériens avaient reproché à leurs camarades étrangers de faire du bruit les empêchant de réviser.Un reproche qui n’a pas été du goût de ces derniers, s’en est suivi quelques échanges de mots pour en suite en venir aux mains.Un début de rixe qui aurait pu s’arrêter là, mais d’autres résidents des deux (camps) sont sortis de leurs chambres transformant les espaces de cette nouvelle école nationale en véritable arène où ils se sont affrontés à coup de barre de fer et divers objets, provoquant trente blessés du côté des Algériens et cinq en face, dont trois sont gardés à l’hôpital d’Amizour.

Selon le directeur de la résidence de cette école, plusieurs vitres ont volé en éclats avec quelques pylônes arrachés en plus d’autres objets dévastés.

Alertées, les forces antiémeute se sont présentées devant le portail de cette institution laissant le soin à des policiers en civil qui ont tenté d’appeler au calme.Face à ces scènes de violences, des étudiantes effrayées ont lancé des cris de panique.

Dans la matinée d’hier, le calme est revenu au sein de cette école où l’on peut constater encore les stigmates des affrontements qui se sont déroulées jusqu’au petit matin.

Pour rappel, cette école a été construite il ya de cela six ans et elle était initialement prévue pour accueillir la faculté des sciences exactes qui se trouve au campus de Targua Ouzemmour dans la ville de Béjaïa.

Mais après le refus des enseignants de rejoindre ce nouveau campus sis à Amizour, soit à une vingtaine de kilomètres de Béjaïa, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a pris la décision de le transformer en école nationale d’informatique dont la capacité d’accueil dépasse les quatre milles places pédagogiques. Une école dotée de tous les moyens dont un centre de calcul digne des grandes écoles européennes et qui a coûté à lui seul, des dizaines de milliards de dinars.

Dans tous les cas, cette information qui a vite circulé dans au sein de la communauté universitaire de cette région qui s’interroge si de tels actes ne risquent pas d’alimenter une certaine xénophobie à l’égard des étudiants étrangers.

Boubekeur Amrani

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