Libye : L’ONU souligne l’importance de la tenue des élections

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a jugé important jeudi que des élections présidentielle et législatives libres et crédibles soient organisées en Libye comme prévu le 24 décembre 2021, et a exprimé son soutien aux autorités de transition chargées de gouverner le pays jusqu’à ces élections.

Les membres du Conseil ont également rappelé l’importance que revêtent « l’unification des institutions libyennes, une bonne gouvernance et l’amélioration des résultats économiques, notamment au moyen d’un accord rapide sur un budget unifié ainsi que sur la question des postes souverains ». Ils ont constaté avec satisfaction que l’audit indépendant de la Banque centrale a été mené à bien. Le Conseil de sécurité a souligné l’importance d’un processus de réconciliation nationale global et inclusif.

Le Conseil de sécurité a exhorté les autorités et institutions compétentes à prendre les mesures permettant de préparer les élections.S’agissant de la situation sécuritaire, le Conseil de sécurité a engagé vivement tous les États Membres, toutes les parties libyennes et tous les acteurs concernés à respecter et à appuyer l’application intégrale de l’accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020, notamment au moyen du retrait intégral et immédiat de l’ensemble des forces étrangères et des mercenaires du territoire libyen, sans délai. Il a aussi rappelé qu’il est nécessaire de planifier le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés et de tous les acteurs non étatiques armés concernés ainsi que la réforme du secteur de la sécurité.Les membres du Conseil ont entendu un exposé sur la situation dans ce pays par l’Envoyé spécial du Secrétaire général et chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), Ján Kubiš.Lors de son exposé devant les membres du Conseil, Ján Kubiš s’est inquiété des risques de retour en arrière et a jugé nécessaire des mesures pour éviter que cela se produise. Il a notamment estimé qu’il fallait que les élections se déroulent comme prévu le 24 décembre pour achever la transition démocratique.Selon lui, « des intérêts institutionnels, politiques et individuels » font obstacle à la finalisation du cadre juridique nécessaire à la tenue des élections de décembre.Le responsable de l’ONU a exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences plus larges de l’impasse politique et électorale. Il a averti que si cette impasse n’est pas résolue rapidement, elle pourrait inverser la dynamique positive observée il y a quelques mois.Bien que l’accord de cessez-le-feu d’octobre continue de tenir, l’envoyé de l’ONU a fait part de ses inquiétudes quant à l’unité des représentants des parties adverses au sein de la Commission militaire conjointe libyenne 5+5, craignant que l’accord ne s’effondre si le blocage du processus politique persiste.

R.I.

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