Il entretient des liens avec des pays du Golfe, le Makhzen et l’entité sioniste : Ces financiers du MAK

Ne dit-on pas qu’à force de jouer avec le feu on finit par se brûler ? Désormais, tout le monde aura compris que le Makhzen soutient le MAK. Ce qui est un secret de polichinelle au regard du processus de la création de ce mouvement dit d’autodétermination de la Kabylie et surtout de son financement depuis le début des années 2000.

Qui est Ferhat M’henni ? Celui-ci a voulu percer lorsqu’il a faire de l’ombre à Saïd Sadi en lançant le mot d’ordre de la grève du cartable en 1995. Un mouvement qui a sacrifié la scolarité de milliers d’élèves sur l’autel des calculs politiques étroits. Mais, Ferhat M’Henni revient à la charge à la faveur des événements de 2001, en créant, au début, le mouvement pour l’autonomie de Kabylie qui se transforma quelques temps après en mouvement d’autodétermination de Kabylie après deux rencontres qui ont eu lieu, une première fois, sur les hauteurs de la vallée de la Soummam puis sur les hauteurs de la montagne des Babors avec la levée, pour la première fois, de l’emblème dit Kabyle. A ses débuts, ce mouvement rassemblait bon nombre d’éléments ayant appartenus au mouvement des Aarouch de Kabylie, mais beaucoup avaient claqué la porte dès le début pour avoir compris que ce mouvement avait des velléités séparatistes. Cela a poussé Ferhat M’Henni à élargir son champ de chasse en allant recruter dans les milieux universitaires avec comme promesse, une chimère : celle de l’obtention d’une résidence en Europe, contre monnaie sonnante et trébuchante.

En se rendant le 20 mai 2012 à Tel Aviv, Ferhat M’Henni réussit à faire l’unanimité contre lui. Beaucoup ont compris à cette époque que celui-ci était plutôt intéressé par l’argent. La preuve, il a été reçu il y a de cela une année, par des princes des pays du Golfe dans un restaurant chic de Paris. Cette rencontre dans la capitale de l’Hexagone s’était soldée par des « royalties » en guise de soutien aux accords signés avec l’entité sioniste. Mais avant cela, Ferhat M’Henni était déjà interpellé par les siens lors de la répression qui s’était abattue sur les populations du Rif Marocain et l’arrestation de Zefzafi vis-à-vis duquel l’ancien membre fondateur du RCD n’avait à aucun moment affiché un quelconque soutien. Le MAK qui se dit mouvement pacifique ferma les yeux sur cette répression féroce contre les populations du RIF et ne souffle mot contre la répression lancée par l’armée marocaine contre les civils, en novembre 2020, de la zone de Guerguaret, dans le Sahara occidental occupé.

Plusieurs dissidents du MAK ne cachent plus l’origine de cet argent et affirment que le Maroc, Israël et même des lobbies Français assurent le financement de ce mouvement séparatiste classé récemment par les autorités du pays comme étant un groupe terroriste. Ce que les actes du MAK confirment d’ailleurs. Ferhat M’Henni a appellé, il y a de cela deux ans, à la mise sur place de milices. « Une dérive de trop » jugent les citoyens de Kabylie qui ont vite interprété cet appel comme une incitation à des affrontements armés contre l’autorité de l’Etat. Le récent appel lancé par le représentant du Makhzen à l’ONU pour la reconnaissance d’une prétendue indépendance du « peuple Kabyle », confirmera ce que beaucoup soupçonnaient. Les jeux sont devenus plus clairs. En agissant de la sorte, le royaume du Maroc vient de prouver qu’il est l’un des principaux bailleurs de fonds d’un mouvement rejeté même en Kabylie, une région attachée à l’unité nationale et à l’intégrité de son territoire. Tous ces éléments viennent se greffer à un autre fait relevé par les médias Français faisant état, il y a de cela trois ou quatre mois, d’une affaire relevant du droit commun et qui concerne Ferhat M’Henni, impliqué dans des affaires de paris clandestins en France et qui a conduit à son audition dans l’un des commissariats de la capitale française.

Idir Yaghmoracen

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.