La mère des réformes

Les pays membres de l’alliance Opep+ sont enfin parvenus, hier, à un accord sur l’augmentation progressive de l’offre sur le marché. Un accord qui évitera assurément de nouvelles secousses, voire un effondrement craint du marché pétrolier. Le contexte est donc propice à l’optimisme. La perspective d’une certaine stabilité du marché pétrolier, associée à des cours en hausse, permettra de se projeter. Elle ne devra pas, néanmoins, nous conduire à perdre de vue les objectifs de réforme de l’économie nationale. Des réformes qui sont incontournables et vitales. Et lorsque nous parlons de réformes, nous avons tendance à évoquer surtout les défis de la diversification de l’économie et des ressources financières et budgétaires.

Or, la mère des réformes est la réforme du mode de financement de l’économie. C’est un fait connu et reconnu par tous. L’économie algérienne souffre du syndrome hollandais et dépend des seules ressources issues des exportations des hydrocarbures. Or, les travers de l’économie algérienne dépassent ce seul constat, dans la mesure où elle est essentiellement assise sur un mode de redistribution de la rente, via les transferts sociaux, un mode de financement de l’économie tributaire d’un système bancaire dominé par le secteur public, ainsi que via la commande publique. Ce modèle n’est pas viable et c’est une évidence. D’où les appels aujourd’hui à une plus grande implication du secteur privé qui devra s’engager dans le financement de l’économie et intégrer dans son fonctionnement la notion de risque. Car la réforme n’est pas le seul fait des pouvoirs publics. Elle en est largement tributaire certes, mais elle implique tous les acteurs qui doivent jouer le jeu.

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