Dr. Mohamed Youcef, président de la Société algérienne d’infectiologie : « Tout le monde doit mettre la main à la pâte »

Le président de la Société algérienne d’infectiologie, Mohamed Yousfi a estimé hier que les mesures prises par le Conseil des ministres pour stopper la propagation de la maladie du coronavirus, étaient « un minimum », dans la mesure où il plaide par un durcissement du dispositif pour y les commerces non-essentiels et élargir la plage horaire du confinement partiel à domicile.

Il prédit une prolongation de ces mesures dont la durée est fixée à dix jours, indiquant que les résultats seront perceptibles au bout de la troisième semaine même s’il estime que la chaine de contamination sera cassée au bout de dix jours.

« Pour avoir des résultats rapides il faudra que cette mesure de confinement dure au moins trois semaines », tenait à préciser le Dr Mohamed Youcefi, lors de son intervention sur les ondes de la Radio algérienne.

La situation dans les hôpitaux, est l’autre point soulevé lors de son passage à la radio nationale, laquelle situation est présentée par le Dr Mohamed Youcefi comme étant « très grave » voire à  certains endroits « catastrophiques ».Il expliquera que le nombre de lits à travers certains hôpitaux du paysest limité par rapport au nombre de cas qui nécessitent une hospitalisation.Le président de la Société algérienne d’infectiologie rappellera également le nombre important de contaminations parmi les personnels soignants, médecins et infirmiers et autres, estimant que le problème du manque d’oxygène au niveau des structures sanitaires, « impacte moralement » soulignant que tous ces facteurs font que la situation soit « dramatique aujourd’hui ».Il regrette cependant le fait qu’on n’ait pas associé le secteur privé dans cette lutte anti covid quoique « sur le papier » une telle option existe, rappelant que conformément à  la loi le secteur privé « a l’obligation du service public ».

Au sujet du système d’informatisation du secteur de la santé, l’invité de la radio nationale, révèle que ce projet qui a coûté des sommes importantes d, date de 2008 et « qu’on n’a rien vu venir », qualifiant « d’anormal » qu’en 2021 cette informatisation n’est toujours pas mise sur place.« Ces failles ont été mises à nu avec cette pandémie », assène le professeur Mohamed Yousfi.

Concernant la gestion de cette troisième vague de pandémie, le Dr Mohamed Yousfi affirme que « depuis des décades, le problème de la santé est un problème de gestion et d’organisation  et non un problème  de moyens ».

IdirYaghmoracen

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