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La Tunisie connaît un regain de tension et s’enfonce dans la crise politique. Ce qui complique encore la situation dans la région du Maghreb. La situation chez nos voisins de l’Est a d’ailleurs suscité de nombreux commentaires de la part de nos concitoyens. Des commentaires parfois motivés par l’appartenance idéologique, comme c’est toujours le cas dans nos pays.

Mais une question demeure : Ce genre de situations doit-il nous pousser à chercher qui a tort et qui a raison et de se ranger d’un côté ou d’un autre ? Le faire c’est s’ingérer dans les affaires internes d’un pays. Mais nous devons admettre que ce qui se passe en Tunisie nous intéresse. Car cela concerne toute la région et notre environnement immédiat. Pour comprendre ce qui se passe en Tunisie, il est préférable de ne pas s’attacher aux détails et aux évènements, mais de s’y intéresser sous l’angle du contexte régional. Un contexte où les pouvoirs nationalistes qui se positionnent systématiquement contre la normalisation sont crucifiés par les médias mainstream en faveur d’une internationale islamiste plus malléable sur cette question, le tout sous le couvert de la démocratie. Une démocratie qui ne semble pourtant pas concerner les monarchies rétrogrades du Golfe et celle qui règne sans partage chez nos voisins de l’Ouest. Il n’est pas possible de tenter une analyse des différents événements qui touchent l’ensemble de la région Mena du Maroc à l’Ouest et à l’Iran à l’Est sans garder à l’esprit le projet occidental Grand Moyen-Orient. C’est ce projet qui justifie l’attitude belliqueuse du Makhzen contre l’Algérie, mais aussi tous les pays de la région, la partition du Soudan, les conflits en Libye et en Syrie et bien avant, la destruction de l’Irak ainsi que les multiples attaques contre l’Algérie, dernier pays du front du refus, qui demeure et contre son unité et ses constantes culturelles, identitaires et historiques.