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La situation épidémiologique est inquiétante et difficile. Dans ce contexte, le Pr. Djamel Eddine Nibouche, chef de service cardiologie à l’hôpital Nefissa Hamoud a estimé, hier sur les ondes de la Radio algérienne que la situation est « très difficile car nos structures sanitaires ne sont pas adaptées à prendre en charge, un nombre aussi important de malades atteints de covid », expliquant que les malades qui se présentent dans les hôpitaux, présentent des problèmes respiratoires, nécessitant de l’oxygénothérapie. Il propose ainsi la révision de la gestion de la crise sanitaire et ce, par l’implication des autres structures de l’Etat outre le ministère de la Santé.Pour mieux étayer ses dires, l’invité de la radio nationale, décrit cette maladie comme étant « périodique » passant d’une période d’accalmie, de latence puis une période de contamination qui passe à la phase d’une contamination importante.

Pour cela, le professeur Nibouche, préconise la création de structures légères, adaptées à la prise en « réelles »des malades atteints de covid, comme celles existantes en Chine et aux USA, au Canada et en Europe. Des structures, légèresavec des générateurs d’oxygènes autonomes.Il insistera par la suite sur la nécessité de la formation des médecins généralistes à la maladie Covidindiquant que « cette maladie s’est installée et elle ne va pas disparaitre après cette troisième vague ».

En ce qui concerne la place du secteur privé dans la gestion de l’épidémie, le Pr Nibouche évoque la prise en charge post hospitalisation (COVID)qui doit se faire à domicile, comme cela se fait un peu partout dans le monde et à plus forte raison lorsqu’on sait que les hôpitaux du pays sont arrivés à saturation.« L’apport du médecin privé est fondamental », martèle le Pr Nibouche, appelant à y penser et surtout à l’organiser.Au sujet de l’état d’urgence sanitaire, le Pr. Nibouche estime qu’une telle option « est décrétée de facto », expliquant qu’au regard des moyens mobilisés pour affronter cette troisième vague cette mesure est ainsi décrétée de fait, indiquant que « l’on ne sait pas encore si on a atteint le pic ou non ».

Boubekeur Amrani