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“Les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont, et donnent des terreurs paniques.” Voltaire, philosophe des lumières.

La situation épidémiologique inquiète et induit une certaine peur. Et cela est tout ce qu’il y a de plus naturel. Malheureusement, comme dans toute situation exceptionnelle, cette peur est exploitée. Elle est alimentée jusqu’à susciter la panique. Car la peur rapporte. La peur créé le besoin et la demande, et donc la tension. Et lorsqu’on est un opportuniste sans scrupule ont fait tout pour tirer profit de la tension.

Il y a d’abord le spéculateur. Celui qui invente n’importe quelle rumeur pour alimenter la demande, créer la rareté, pour mieux vendre et au meilleur prix. Nous l’avons déjà vu au début de la pandémie avec la semoule et juste avant le Ramadhan avec l’huile de table et aujourd’hui avec l’oxygène. Car de plus en plus de patients ont besoin d’oxygène et malheureusement de plus en plus d’Algériens sont aux prises avec une autre pandémie, l’automédication.

Il y a pire. Ceux qui monétisent la peur sur les réseaux (anti) sociaux. Ils créent des « stories » de toutes pièces, des « Fake » dans le seul objectif de faire le buzz sur la toile et monétiser leurs vidéos Youtube. Un procédé d’ailleurs connu et usité même par les influenceuses décérébrées du type Kim K.  Il y a ceux qui veulent tirer un dividende politique de cette situation. Ceux qui veulent cibler la stabilité d’un pays, créer la division et les conflits, dans le seul objectif de servir des intérêts impérialistes mercantiles.

Tous sont des marchands de morts. Tous cherchent à exploiter nos vulnérabilités et nos peurs pour s’enrichir, quitte à sacrifier des vies. Et la meilleure façon d’y faire face est de ne point céder à la panique, s’armer de raison et de ne surtout plus se laisser entrainer par n’importe quelle ineptie publiée sur ce qu’on appelle les réseaux sociaux.