Fawzi Derrar, Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie : «20 millions d’Algériens seront vaccinés d’ici octobre»

Il faudra vacciner plus de 10 millions de personne pour atteindre 50% d’immunité collective, selon le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie.

L’Algérie atteindra l’immunité collective contre le virus du Covid 19 une fois les autorités sanitaires auront vacciné vingt millions de citoyens, a affirmé hier à la Radio nationale Chaine 1, le Directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie, Dr Fawzi Derrar. Celui-ci a assuré à cet effet que l’Algérie fait des efforts colossaux pour parvenir à cet objectif qui est l’accélération des opérations de vaccination à travers le territoire national.

A cet effet, le Directeur général de l’IPA a affirmé que les services concernés travaillent justement pour l’accélération de cette opération, tout en assurant qu’un lot de quinze millions de doses de vaccin seront réceptionnés au courant du mois de septembre prochain. Des quantités en plus de celles déjà acquises qui permettront, précise-t-il, de vacciner quelques dix millions d’Algériens au début du mois de septembre avant d’atteindre vingt millions, au plus tard, à la fin du mois d’octobre.

En fait, les propos du Directeur général de l’IPA viennent s’ajouter à ceux du président de l’Agence Nationale de veille sanitaire, Pr Kamel Sanhadji qui a déjà affirmé sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 1 qu’« il faut accélérer d’avantage la cadence jusqu’à parvenir à la moyenne de vaccination d’au moins 400.000 personnes par jour pour qu’à l’automne nous aurons atteint une immunité collective de 50% ».Ce qui , ajoutait-il, permettra de briser la chaîne de contamination de ce variant.

Il convient de noter que les citoyens ont très bien répondu aux différentes campagnes de sensibilisation en allant massivement se faire vacciner. L’élan est tellement large que les autorités sanitaires avait enfin répondu favorablement à l’appel des pharmaciens d’officine qui voulaient prendre part à la campagne de vaccination. Cet engouement devant les centres de vaccination s’explique aussi par la nature très dangereuses du variant Delta qui s’était propagé comme une trainée de poudre engendrant dans son sillage la troisième vague de contaminations.

Enfin, il faut relever que cette troisième vague se caractérise aussi par une crise aigüe de l’oxygène. Cette matière fortement utilisée pour soigner les personnes atteintes par ce variant se trouve ainsi manquant dans les structures sanitaires. Ce qui a engendré aussi un remarquable élan de solidarité chez les citoyens qui ont largement contribué à doter les structures sanitaires du matériel nécessaire à la production de l’oxygène

Akli Amor

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