Abdelawahab Yakoubi, député de l’immigration (France) : « Les descendants des déportés sont aussi algériens »

Propos recueillis par Faiçal Bedjaoui

Comment peut-on faire renouer avec les descendants des déportés en Nouvelle Calédonie (territoire français d’outre-Mer) ?

Les descendants des algériens déportés par l’armée coloniale française en Nouvelle Calédonie après la révolution populaire menée par Cheikh El-Mokrani et Cheikh El-Haddad en 1871 dépendent du Consulat d’Algérie à Paris car ils sont Algériens d’origine même s’ils possèdent la nationalité française parce qu’ils sont nées sur des territoires français. D’ailleurs, j’ai découvert, dernièrement, d’autres Algériens dans la région du Moyen-Orient notamment en Syrie, Palestine et en Arabie Saoudite. Ces Algériens sont restés toujours attachés à leur pays d’origine même s’ils possèdent la nationalité du pays d’adoption. Ceci dit, je considère qu’il n’ y a pas une vision ou une stratégie claire et bien définie pour la prise en charge de la diaspora algérienne à l’étranger.

Est-ce que vous avez une estimation sur le nombre de ces Algériens ?

Je ne possède pas une estimation précise sur le nombre des Algériens, descendants des déportés en Nouvelle Calédonie. Ces citoyens français de nationalité sont considérés, également, comme étant des Algériens d’origine car ils sont les petits-fils de nos concitoyens déportés en Nouvelle Calédonie et ils sont restés attachés au pays d’origine de leur grands-parents, en l’occurrence l’Algérie. D’ailleurs, certains d’entre-deux ont exprimé leur vœu de visiter le pays de leurs aïeux. Ceci dit, j’estime qu’il est nécessaire d’établir, d’abord, une cartographie de la présence de la communauté algérienne à l’étranger ensuite il faudrait les associer à l’élaboration d’une vision ou politique de coopération dans tous les domaines d’activité avec nos concitoyens vivant en Algérie.

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