Économie

CNESE : L’économie forestière en débat

Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) organisera, aujourd’hui, à Alger, une rencontre sur la forêt algérienne et ses perspectives, a indiqué hier le Conseil dans un communiqué.Cette rencontre sera l’occasion d’appréhender l’état et l’avenir de la forêt algérienne et son rôle dans le développement socioéconomique du pays et d’ouvrir un débat autour de la définition d’une politique nationale forestière volontariste au service d’objectifs ambitieux parmi lesquels le changement de paradigme et de comportement envers la forêt serait prioritaire et absolue, explique le CNESE. »Le développement des forêts productives gérées durablement pour garantir la préservation des ressources naturelles et l’implication du citoyen et le mouvement associatif dans la lutte contre les comportements négatifs envers le potentiel forestier et dans la généralisation de l’éco- citoyenneté dans notre pays, constitueront autant d’éléments de débat permettant, in fine, l’élaboration d’un mode opératoire pour asseoir une véritable politique dédiée à la gestion du patrimoine forestier apte à contribuer à la diversification économique nationale et d’assurer des revenus financiers supplémentaires à l’Etat », note l’institution.

Cette manifestation qui s’insère dans le cadre de rencontres « groupe de réflexion comportementale » (GRC), aura lieu en présence des représentants des différents départements ministériels directement concernés par cette problématique, des institutions spécialisées nationales, des associations professionnelles, des opérateurs socioéconomiques, des chercheurs et universitaires ainsi que des représentants des acteurs territoriaux et de la société civile, a précisé la même source.Un panel d’experts nationaux et internationaux interviendra à cette occasion, composé de personnalités scientifiques spécialistes de ces questions tels que Ludwig Liagre, expert en économie de l’environnement et conseiller à l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ), Jean Pierre Deutch, expert Supply-Chain, auditeur et conseil en gestion de risques, Omar Bessaoud, expert à l’Académie d’agriculture de France, enseignant chercheur à l’Institut agronomique méditerranéen de Montpellier (CIHEAM).

Ainsi, les aspects techniques, juridiques et financiers se rapportant à la problématique abordée constitueront, également, des pistes de réflexions prégnantes, ajoute le CNESE.Des préconisations seront, par ailleurs, formulées à l’adresse des pouvoirs publics permettant l’élaboration de vraies politiques forestières durables et territorialisées en priorisant plus la valorisation économique des produits forestiers en développant les chaînes de valeurs de tous les produits forestiers qui ont une valeur sur le marché, local, national et international (produits forestiers ligneux et non ligneux), la plantation et la reconstitution d’un couvert forestier à croissance rapide et fort résilient aux effets des changements climatiques.L’objectif stratégique, selon le CNESE,  est d’aboutir à terme à une véritable industrie de bois en Algérie pouvant produire un volume non négligeable si une gestion adaptée, innovante, renforcée et généralisée sur d’autres espaces est mise en place et au développement des infrastructures de transport forestier normatif à l’échelle, locale et nationale.En effet, « avec la productivité attendue et à projeter, le choix des méthodes de transport efficient, d’exploitation et de débardage desproduits forestiers joue un rôle fondamental sur le rapport entre le coût d’investissement et le bénéfice de l’amélioration des conditions d’exploitation, au développement de la filière bois-énergie en tant que source d’énergie issue de la biomasse en complément aux énergies renouvelables », lit-on dans le communiqué.

R.E.

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