Cause sahraouie : Prochaine conférence parlementaire à Alger

L’Assemblée populaire nationale (APN) prévoit la prochaine tenue d’une conférence internationale de soutien à la cause sahraouie.  « Nous envisageons d’organiser rapidement, avec nos frères sahraouis, une rencontre à Alger qui réunira des parlementaires de différents pays pour débattre des droits du peuple Sahraoui », a indiqué à ce propos Mohamed Hani président de la Commission des affaires étrangères et de la coopération au sein de cette institution élue, en marge des travaux de la 45e édition de la Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple Sahraoui (Eucoco) qui s’est tenue ce week-end à Las Palmas (Grande Canarie Espagne). Il précisera dans le même sillage qu’il souhaite la tenue d’une conférence similaire à celle d’Eucoco, en envisageant d’« inviter également des parlementaires qui ne sont pas encore convaincus par la cause sahraouie ».

L’idée, selon lui, « est de drainer le maximum de monde et vous pouvez compter sur nous pour le faire », précisant que « la priorité était aussi de réactiver le réseau interparlementaire créé en 2017 en solidarité avec le peuple sahraoui  et dont le fonctionnement a été quelque peu ralenti en raison de la pandémie du Covid-19 ».

Notons que les participants à Conférence de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui ont appelé, hier, l’ONU et les puissances alliées du Maroc à agir pour mettre fin à la guerre coloniale imposée par le régime marocain au peuple sahraoui. «Le mouvement de solidarité internationale avec le peuple sahraoui et l’Eucoco appellent l’ONU et les puissances alliées du Maroc (Etats-Unis, France, Espagne) à se conformer aux résolutions des Nations unies et au droit international pour mettre fin à la guerre coloniale menée par le Maroc au Sahara occidental », indiquent-ils, dans une déclaration officielle. Ils expriment, en outre, leur soutien « au droit inaliénable du peuple sahraoui, à son autodétermination et à la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique ».

Les signataires de la déclaration ont salué, d’autre part, le verdict prononcé le 29 septembre dernier par le Tribunal de l’Union européenne qui a annulé les accords agricole et de pêche conclus entre l’Union européenne et le Maroc et étendus au territoire sahraoui. La déclaration de la 45e conférence de l’Eucoco a condamné la rupture, en 2020 par le Maroc, du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 dans les territoires sahraouis. Elle considère, dans ce contexte, que l’ONU « a manqué à toutes les obligations pour éviter » la nouvelle situation de guerre qui oppose le Front Polisario au régime marocain et a tout particulièrement critiqué l’attitude du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la situation dans les territoires occupés. « En taisant les violations systématiques, généralisées et graves du Droit international humanitaire, et des Droits de l’Homme commises par la puissance occupante et en bloquant toute visite par un quelconque mécanisme indépendant et crédible, le Conseil de sécurité des Nations unies ne contribue pas au maintien de la paix et de la sécurité au Maghreb et au développement des relations amicales entre les nations », soutient la déclaration. Notons que de leur coté, l’ONG Américaine R F Kennedy et la lauréate du prix « Right Livelihood 2019 » la militante Sahraouie Aminatou Haidar, ont condamné la récente agression menée par les autorités d’occupation marocaines, contre cette dernière en exigeant la fin des violations des droits humains au Sahara occidental. C’est à travers une déclaration conjointe rendue publique vendredi passé, que Right Levelihood et l’ONG Robert F Kennedy, « ont exprimé leur plus vive préoccupation face à la récente agression physique menée par les forces de l’occupation marocaines contre Aminatou Haidar » qui protestait pacifiquement le 5 décembre contre les nouvelles agressions contre sa collègue et défenseur des droits humains, Sultana Khaya.

Boubekeur Amrani  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.