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Mustapha Zikara, Directeur général de l’ANDI : « L’actuel code des investissements est très restrictif »

La nouvelle loi sur l’investissement est très attendue par les investisseurs, a affirmé hier le directeur général de l’Agence nationale du développement des investissements (ANDI), Mustapha Zikara, à la radio algérienne. Il a fait savoir que les dossiers d’investissements déposés par les opérateurs entrent dans leur grande majorité dans la phase d’exploitation. Un résultat atteint, explique Zikara, grâce « aux orientations du président de la République M. Abdelmadjid Tebboune qui compte faire de l’année 2022, une année de l’investissement ». Une option, ajoute-t-il, qui a impulsé un rythme accéléré aux opérations de dégel des projets. « Nous avons une loi sur les investissements très restrictive”, soutient le directeur général de l’ANDI. D’où, selon lui, la baisse du nombre de projet déposés par rapport à un passé récent où ces derniers dépassaient les deux milles projets. Ce fait, explique Zikara, “est dû à deux principales causes à savoir l’attente qui s’allonge de la promulgation de la prochaine loi sur l’investissement ainsi que les articles de la loi de finance de 2020 qui a pratiquement gelé l’attribution du foncier industriel”. Aussi, préconise-t-il, “le nouveau code de l’investissement est très attendu par les investisseurs nationaux et étrangers. Une loi qui impulsera une nouvelle dynamique au projet du président de faire de l’année 2022, une année dédiée à l’investissement”. Aussi, faute de code adapté aux nouvelles réalités du terrain et aux objectifs des pouvoirs publics, le recours au Conseil national de l’Investissement et au médiateur  de la République s’est imposé pour accélérer la cadence de la concrétisation des projets. Plus précis et avec plus de détails, le directeur général de l’Agence Nationale du Développement de l’Investissement a fait savoir que “les projets ayant été débloqués et remis sur les rails sont au nombre de 860 sur les 900 déposés au niveau de l’ANDI”. La commission installée par le gouvernement et le médiateur de la République auront ainsi, ajoute-t-il, joué un grand rôle dans cette accélération. « D’expérience, nous savons que la destination algérienne et attractive même le marché algérien est très attractif mais les entraves bureaucratiques ont constitué un véritable problème qui a dissuadé beaucoup d’investisseurs », explique-t-il toutefois pour mettre l’accent sur le potentiel de notre pays pour développer une grande activité via des lois qui puissent rendre le climat des affaires attractif. Part ailleurs, l’intervenant a fait  état de l’existence actuellement de quelques 1 877 projets d’investissement dont un IDE, déposé par un opérateur étranger qui est en examen au niveau du Conseil national de l’investissement. Des projets dont le montant, précise-t-il, dépassent les 26 milliards de dinars pour des prévisions d’emploi allant jusqu’à 46 711 postes. Zikara précisera à ce sujet que la moitié des projets déposés sont dans le domaine de l’industrie dont essentiellement le créneau de l’agroalimentaire. Le secteur agricole fait 5,7% des projets et 20% pour le secteur du BTPH et 52% pour les projets relevant du secteur industriel, la santé et l’industrie pharmaceutique avec 6,34%, les transports avec 0,85%, le tourisme avec 5, 01% et enfin les services avec 9,51%.  Afin de dépasser ces entraves, ajoute Zikara, “l’introduction dans le nouveau guichet d’autres intervenants dont notamment les chargés du foncier industriel va impulser une nouvelle dynamique au rythme de concrétisation des projets qui sont déposés”, fait-il remarquer, sous une loi sur l’investissement très restrictive.  Enfin, relevant que des cas de sanction ont été constatés dans le chapitre des détournements d’avantages par certains investisseurs, Zikara a préconisé de regarder sur le terrain les avantages nécessaires et ceux qui sont superflus. 

Akli Amor

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