Importation des chaînes de production rénovées : Mettre à profit la conjoncture actuelle de crise

L’inspecteur général au ministère de l’Industrie, Ammar Chelghoum est longuement revenu, hier, sur les détails techniques du système-cadre de l’importation des chaînes et équipements électroniques rénovés. Invité à s’exprimer sur les ondes de la Radio algérienne, M. Chelghoum a indiqué que l’autorisation d’importation des chaînes de production rénovées permettra «  aux opérateurs économiques de rénover, de renouveler le matériel de production des usines algériennes et de s’étendre également au partenariat, tout en profitant de la situation mondiale marquée par un recul économique ».

Cependant, abordant le volet stratégique de cette mesure, l’inspecteur général du ministère de l’Industrie a expliqué que le Gouvernement veut, par cette décision, offrir aux opérateurs algériens un instrument qui leur permette de mettre à profit la conjoncture actuelle marquée par la crise aux dimensions multiples au niveau international. « Cet état de fait est issu de la série de faillites annoncées par des entreprises, en difficulté. Ce qui les a amenées à mettre en vente leurs équipements à des prix compétitifs profitables aux Algériens », précise-t-il, pour appeler les investisseurs algériens à saisir cette opportunité qui ne sera plus de mise une fois la crise passée.

Par ailleurs, contrairement à ce que l’on peut croire, la décision ne profite pas qu’aux grands investisseurs. Selon M. Chelghoum, celle-ci « va contribuer à conforter les chances des petites et moyennes entreprises industrielles et à relancer leurs activités, notamment dans les secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, pétrochimie et textile ». Une mesure qui vise, ajoute-t-il, la réussite de l’entreprise algérienne à surmonter les difficultés et asseoir les bases d’une vraie industrie via des partenariats dépassant le cadre commercial, surtout concernant paritairement la modernisation de l’agriculture, qui fait l’objet d’une attention particulière », outre le fait que celle-ci peut aider à « faire barrage aux spéculateurs ». L’intervenant précise d’ailleurs que des balises ont été mises afin de profiter des opportunités qu’offre ce système, tout en évitant les fraudes et les dépassements.

 Toutefois, ce système-cadre nécessite des moyens. Les entreprises qui ambitionnent d’acquérir du matériel devraient présenter des capacités inhérentes au domaine de leur activité. Des exigences qui incombent également aux importateur qui devront, ajoute l’inspecteur général du ministère de l’Industrie, disposer d’un siège et des entrepôts, la capacité de participer à hauteur de 30% du prix total proposé à l’achat de ces équipements et surtout présenter une expertise élaborée par un bureau d’études agréé par l’instance en charge de l’accréditation (ALGERAC) ou une autre instance étrangère homologuée dans le cadre des relations de coopération. 

Kamel Nait Ameur

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