Des changements au sein de la direction des services de renseignements : Au cœur des défis de la sécurité nationale

Aujourd’hui, une guerre non-conventionnelle est en train de prendre la forme la plus virulente en termes de conséquences sur le plan de la sécurité nationale. C’est dire que la guerre relève  d’intelligence plus qu’autre chose. A ce propos, l’institution militaire s’est attelée à consolider son appareil de renseignement pour lui permettre d’être plus efficace et plus vigilant qu’auparavant au vu des risques et des menaces qui se présentent d’une manière criarde non loin des frontières du pays et dans la région de l’Afrique du Nord.

Le Général d’Armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a présidé, hier, la cérémonie d’installation officielle du nouveau Directeur général de la sécurité intérieure (DGSE), le général-major Djamel Kihal en remplacement du général-major Abdelghani Rachedi appelé à présider aux destinées de la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE). 

Il s’agit là de changements qui concernent la matrice et l’ossature de l’Armée nationale populaire (ANP), les services de renseignements en l’occurrence.

L’institution militaire est consciente des enjeux qui se manifestent d’une manière saillante sur le plan sécuritaire et strictement militaire au niveau régional et international.

C’est la raison pour laquelle l’ANP est en train de renforcer davantage ses structures dans la perspective de répondre aux nouvelles mutations qui impactent le monde d’aujourd’hui et les visées bellicistes de certaines puissances expansionnistes et interventionnistes.

La mue qu’opère l’Armée nationale populaire obéit à un contexte caractérisé par la fébrilité dans les relations internationales sur fond de reconfigurations qui ont trait au nouvel ordre mondial qui s’esquisse actuellement.

L’institution militaire est convaincue que la guerre moderne réside dans l’assimilation des nouvelles techniques de communication et de l’information. Cette guerre de quatrième génération ou guerre hybride en est l’essence même et le cœur palpitant des chancelleries et leurs services de renseignements pour asseoir un plan ou un agenda via des supports et des interfaces médiatiques et à travers le net où le monde virtuel est devenu l’espace de choix pour cibler les pays et mener une propagande perfide dans la perspective d’affaiblir les pays de l’intérieur pour faciliter leur implosion.

Cette donne a été vérifiée partout où le « printemps arabe » est passé. C’est le concept propre au travail mené par les services de renseignements et leurs officines qui se dissimulent derrière de semblants organisations non-gouvernementales et autres nébuleuses financées pour la circonstance.

Nos services de renseignements ont déjoué plusieurs plans qui s’inscrivent dans l’optique « printaniste » aux visées déstabilisatrices et destructrices du pays. Aujourd’hui, cette guerre non-conventionnelle est en train de prendre la forme la plus virulente en termes de conséquences sur le plan de la sécurité nationale. C’est dire que la guerre relève d’intelligence plus qu’autre chose. A ce propos, l’institution militaire s’est attelée à consolider son appareil de renseignement pour lui permettre d’être plus efficace et plus vigilant qu’auparavant au vu des risques et des menaces qui se présentent d’une manière criarde non loin des frontières du pays et dans la région de l’Afrique du Nord.

L’Armée nationale populaire sait que les défis sont grands et que les enjeux géopolitiques sont en train de prendre une allure où l’existence des Etats-nationaux est menacée mordicus.

L’Algérie est la cible des forces néocolonialistes en alliance avec certains pays vassaux à l’image du Makhzen et l’entité sioniste qui cherche à se se placer sur l’échiquier maghrébin grâce à la lâcheté et la vassalité du royaume chérifien rongé par une crise structurelle gravissime.

Cette donne impose à l’institution militaire de renforcer son niveau de vigilance et ses capacités en termes de guerre de renseignements qui se joue aujourd’hui au niveau de la cyber-attaque et du soft power.

Telle est la lecture et le message de cette mue que vient d’opérer l’Armée nationale populaire. C’est un message qui se veut comme réponse à tous ceux qui croyaient que l’Algérie aller sombrer dans le chaos en recourant à la nouvelle guerre de quatrième génération. L’ANP s’est engagée avec fermeté dans la modernisation de ses structures pour s’arrimer avec les véritables enjeux et défis de sécurité nationale qui se dressent au pays et sa souveraineté chèrement acquise. 

Rachid Nassouti

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