Dialogue inclusif : L’UGTA appelle à un diagnostic de la situation

Le Secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens, Salim Labatcha, s’est longuement étalé sur «l’importance de contribuer à la promotion du dialogue social». Intervenant à l’ouverture des travaux de l’atelier national tripartite dans le cadre du Programme pour la promotion du dialogue social du sud de la Méditerranée (SOLID 2), il a appelé à procéder «à un diagnostic de la situation pour pouvoir «formuler des propositions pour redynamiser le monde du travail», soulignant «la nécessité d’élaborer une charte  favorisant un dialogue inclusif entre toutes les parties concernées, aussi bien en Algérie que dans les pays de la région, applicable dans le monde du travail». Selon Labatcha, cette «charte est  à élaborer par des experts et des membres de la société civile à travers l’échange d’idées et de vues, en cristallisant des propositions qui servent les intérêts de la Nation, des travailleurs et des entreprises économiques». Il est nécessaire pour tous les acteurs, parmi les employeurs, le gouvernement, les syndicats, la société civile et les experts, de contribuer à unifier les visions et à promouvoir le dialogue social», a-t-il précisé. Rappelant «les réunions auxquelles l’Algérie a participé dans le cadre du programme SOLID 2, il a affirmé que «ce dialogue, qui se limitait autrefois à la tripartite gouvernement-patronat-syndicats, est élargi à tous les acteurs regroupant les experts et les représentants de la société civile». «Cette tripartite est devenue désormais une partie importante dans cette équation», a-t-il affirmé, avant de mettre l’accent sur l’impératif «pour toutes les parties d’adhérer à l’effort d’édification de l’Algérie nouvelle et de contribuer à la réalisation du développement durable, en plus  d’une large participation de tous les acteurs concernés en vue de renforcer le dialogue social». Le SG du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Akli Berkati, a, pour sa part, évoqué «l’expérience pionnière» de l’Algérie dans les questions liées à l’’appui au dialogue social. L’expérience algérienne «constitue un modèle au niveau arabe, notamment dans le domaine de la recherche de solutions aux problèmes posés dans le monde du travail au cours des dernières années», a-t-il affirmé, estimant que «l’organisation de cet atelier est une opportunité pour réaliser les objectifs futurs du monde du travail, qui fait face à des défis en raison de la pandémie du Covid-19, outre l’apparition de plusieurs conflits régionaux». Le directeur exécutif du programme SOLID 2, Mustapha Tlili, est revenu sur le «parcours historique et les objectifs» de la Confédération syndicale internationale, CSI. «Créée en 1949, elle regroupe actuellement plus de 300 centrales et branches syndicales dans divers pays du monde », a-t-il rappelé, soulignant que «la CSI œuvre actuellement à réaliser les objectifs de développement durable (OMD) fixés dans le programme onusien pour 2030 avec la participation de tous les acteurs».

Amar Malki

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