Énergie : Le gaz s’envole et entraine le pétrole

Les prix du gaz poursuivaient leur envol mercredi, galvanisés par la réduction des livraisons russes, quand ceux du pétrole reprenaient leur hausse après les premières données sur les réserves commerciales américaines de brut.

Vers 09H15 GMT, le TTF néerlandais, la référence du gaz naturel en Europe, évoluait à 218,130 euros le mégawattheure (MWh), en progression de 9,11%.

Les livraisons de gaz via le gazoduc Nord Stream ont, comme annoncé lundi par le géant gazier russe Gazprom, baissé hier matin à près de 20% des capacités du pipe, selon les données de l’opérateur allemand Gascade. Lundi, Gazprom avait annoncé qu’il allait encore diviser par deux ses livraisons quotidiennes via Nord Stream, en raison une opération de maintenance sur une turbine. Depuis le début de la semaine, le TTF a bondi de 35%. Les cours du gaz européen ont atteint hier leur plus haut niveau depuis le 8 mars, lorsque le président américain Joe Biden avait proscrit les importations d’hydrocarbures russes. Le groupe italien Eni a en parallèle annoncé avoir été informé par Gazprom que les livraisons de gaz seraient limitées à 27 millions de mètres cube mercredi, contre 34 millions « ces derniers jours ».L’effervescence des marchés gaziers a déteint sur les marchés pétroliers. Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre prenait 0,43%, à 104,85 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois montait quant à lui de 0,85%, à 95,79 dollars. « Le spectre d’une pénurie d’approvisionnement découlant des limites imposées par la Russie aux livraisons de gaz en Europe » contribue à renforcer le potentiel de hausse du pétrole, explique Stephen Brennock, de PVM Energy. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a jeté mardi « un froid sur tout optimisme économique persistant », note l’analyste.

R.E

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