Paris multiplie les signaux hostiles envers l’Algérie : Le jeu trouble de la France

« Je me méfie toujours  lorsque la France me félicite » aimait à dire le défunt président Houari Boumediène. Et la France d’aujourd’hui ne félicite plus l’Algérie et la considère même comme étant une zone « A »,  un « pays où les conditions de vie sont particulièrement rigoureuses ». Un mal pour un bien en suivant la « méfiance » de l’ancien président algérien. 

Dans un récent arrêté ministériel publié sur le journal officiel français en date du 7 juillet 2022 fixant la répartition en trois zones, A, B et C, des postes diplomatiques et consulaires français, l’Algérie figure parmi les pays les plus « hostiles ». Ladite liste classe en « Zone A », entre autre, l’Algérie, l’Afghanistan, Bangladesh, Birmanie, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Irak, Iran, Libye, Mali, Nicaragua, Niger, Russie, Somalie, Syrie, Tchad, Ukraine, Yémen. Le Liban et la Tunisie sont quant à eux classés en « Zone B » alors que le Maroc est situé en « Zone C » parmi les pays les plus « sûrs » aux côtés des USA, de l’Allemagne et de la Finlande.   A quoi joue donc la France de Macron ?

Si le jeune chef d’Etat français qui appelle au « renforcement des liens déjà forts » entre la France et l’Algérie, ses actes ne semblent pas traduire sa pensée et disent bien le contraire. Cette animosité qui ne fait que croitre dément la bonne foi du président Emmanuel Macron et confirme les velléités hostiles de l’Hexagone envers l’Algérie. Et bien que le jeu trouble de l’ancienne puissance coloniale vis à vis de l’Algérie n’est plus à démontré, celle-ci et sous le règne d’Emmanuel Macron feint de se montrer conciliatrice sans jamais rater une occasion pour essayer de torpiller les efforts considérables consentis par notre pays qui a retrouvé sa sérénité et s’engage dans un projet de développement sans précèdent. Courtisée pour son potentiel et ses ressources, l’Algérie dérange la France qui vient d’afficher enfin sa haine viscérale à son ancienne colonie. Dans sa folie nostalgique, le pays du Coq gaulois redouble d’acharnement. Mais que peut donc un Coq affaibli et honni par ses anciennes colonies qui ne veulent plus de la France et encore moins de sa Françafrique ?

Après les restrictions sur les visas utilisés comme arme de chantage, son refus de reconnaître ses crimes contre l’humanité et l’aliénation des peuples commis par la France colonialiste, encouragée par la montée de l’extrême droite, elle récidive. Gérard Darmanin, petit fils d’un pied noir et grand nostalgique de l’Algérie française concocte un projet de loi qui lui tient à cœur, celui d’expulser tout ce qui est étranger et notamment algérien jusqu’aux français d’adoption. Un projet de loi qui démontre l’acharnement de l’ancien occupant sur notre pays. Avant hier, France 24, la chaine du Quai d’Orsay qui fait fi de la crise sociale et des émeutes au Maroc, ne rate aucune occasion pour s’en prendre à notre pays. L’annonce de la signature d’un protocole d’accord entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria pour la réalisation du pipe transsaharien de gaz, la journaliste ne s’est pas empêchée de faire un commentaire subjectif déclarant que « le projet n’aboutira jamais » ! Un manque de professionnalisme et un écart à la déontologie qu’une chaine publique ne doit nullement commettre. Cette fois-ci, c’est le ministère de l’Europe et des affaires étrangères qui met son grain de sable pour essayer donner une mauvaise image sur l’Algérie qu’il considère dans son arrêté du 7 juillet 2022 comme une région instable « (…) où les conditions de vie sont particulièrement rigoureuses » contrairement à d’autres pays enregistrant des malaises sociaux en plus d’une instabilité politique et une crise de succession sur fond de crise économique latente. Cet « avis » subjectif concernant « les nominations à l’étranger des agents ayant vocation à servir dans les postes diplomatiques et consulaires sont prononcées en tenant compte des règles applicables à chacune des trois zones (…) » cache à peine tout le mal que le gouvernement français pense de l’Algérie. Ce qui n’est pas un fait nouveau.  Azzedine Belferag

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