Marché du médicament : Aoun dénonce les « situations monopolistiques »

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, a «dénoncé les situations monopolistiques » aussi bien dans l’importation que dans la distribution des produits pharmaceutiques. Il s’est ainsi engagé à «réguler et responsabiliser le circuit d’approvisionnement», a indiqué hier un communiqué de son département ministériel.  Il s’agit, selon la même source, de «diversifier les voies d’approvisionnement aux fins d’asseoir plus d’équité et permettre une meilleure répartition des médicaments sur l’ensemble des officines à travers le territoire national». Ayant tenu lundi une réunion avec la délégation du Bureau national du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo),Aoun est revenu les instructions fermes qu’il a données à l’occasion de sa visite qu’il a rendue à l’unité de production de Saidal à Constantine, celle ci avait pour but la relance de la production de l’insuline en Algérie, en prenant en compte les orientations du président de la République, pour mettre fin définitivement aux problématiques de disponibilité et garantir un approvisionnement continu du marché, a indiqué le communiqué du ministère. La même source a ajouté que cette réunion a servi de tribune pour discuter des médicaments frappés, ces derniers mois, par la pénurie. Le département d’Ali Aoun souligne que «cette rencontre entre dans le cadre du dialogue permanant et de la coordination continue avec les partenaires sociaux et en particulier avec les représentants des pharmaciens d’officine».  La rencontre a également servi d’opportunité ayant permis de mettre en exergue le rôle «central» que peut jouer l’Observatoire national de veille sur la disponibilité des produits pharmaceutiques, en coordination avec le ministère de la Santé, pour informer et sensibiliser les médecins, le but étant d’éviter la prescription de médicaments retirés du marché, plus produits ou temporairement indisponibles et d’orienter les prescriptions vers d’autres alternatives thérapeutiques pour mettre fin au désarroi des patients et leur permettre d’entamer leurs traitements dans la sérénité. Pour ce faire, des campagnes de sensibilisation seront organisées au profit des prescripteurs en collaboration avec le ministère de la Santé afin de les inviter à conformer les prescriptions en fonction de l’évolution du marché pharmaceutique national», indique la même source, soulignant que e les discussions ont également portés sur l’impératif de la numérisation du secteur à travers des prescriptions numérisées et les vignettes à codes barre pour assurer une transparence, une traçabilité et une sécurité absolue tout au long du cheminement de la prescription médicale jusqu’à la dispensation en officine». Cette audience a, selon le communiqué, permis aux «deux parties d’afficher leurs volonté commune de pérenniser l’étroite collaboration et de bâtir un cadre de concertation permanant pour dégager ensemble des solutions idoines et pérennes à même d’assurer une disponibilité continue des produits pharmaceutiques et garantir ainsi l’accès aux soins aux patients».

Salim Abdenour

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