Guerre en Ukraine : Les dirigeants séparatistes prorusses de Lougansk et de Kherson demandent l’annexion à la Russie

Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Lougansk et Kherson ont annoncé hier demander le rattachement à la Russie au président Vladimir Poutine, au lendemain d’un vote d’annexion largement condamné par la communauté internationale. «Cher Vladimir Vladimirovitch (…) je vous demande d’examiner la question de l’adhésion de la République populaire de Lougansk à la Russie en tant que sujet de la Fédération de Russie», a déclaré le chef séparatiste prorusse de Lougansk (est), Leonid Passetchnik, dans un texte publié sur Telegram. Une lettre similaire a été envoyée par Vladimir Saldo, qui dirige l’administration d’occupation de Kherson (sud).

De son coté, la diplomatie ukrainienne a appelé à une hausse significative de l’aide militaire occidentale, au lendemain de votes d’annexion par la Russie de quatre régions ukrainiennes, scrutins dénoncés par le camp atlantiste. «L’Ukraine appelle l’UE, l’Otan et le G7 à augmenter immédiatement et significativement la pression sur la Russie, notamment en imposant de nouvelles sanctions dures et en augmentant significativement l’aide militaire à l’Ukraine», a-t-elle dit, en demandant «des chars, des avions de combat, de l’artillerie longue portée, des systèmes de défense antiaérienne et antimissiles».

Les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk ont revendiqué la victoire du «oui» en faveur d’une annexion par la Russie, lors de ces «référendums». Moscou a en outre brandi encore une fois la menace de l’arme nucléaire pour défendre ces territoires. «Référendums fictifs.

Résultats fictifs. Nous ne les reconnaissons pas», a réagi de son côté dans la nuit Charles Michel, le président du Conseil européen, qui représente les 27 États membres de l’UE. «Toute perturbation délibérée des infrastructures énergétiques européennes est totalement inacceptable et fera l’objet d’une réponse vigoureuse et unie», a déclaré de son coté Josep Borrell, au nom des 27 États membres de l’UE, dans une déclaration publiée hier. «Toutes les informations disponibles indiquent que les fuites (constatées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique) sont le résultat d’un acte délibéré», a-t-il souligné. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait déjà évoqué mardi soir «un acte de sabotage». L’inspection des deux gazoducs Nord Stream endommagés par des explosions sous-marines au large d’une île danoise en mer Baltique ne pourra se faire avant une à deux semaines, a affirmé hier le ministre danois de la Défense.

Il est «stupide et absurde» de suspecter la Russie d’être derrière les fuites massives détectées après des explosions ayant touché les gazoducs Nord Stream, a répliqué hier le Kremlin. «Il était assez prévisible» que certains mettent la Russie en cause, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Prévisible, stupide et absurde», a-t-il ajouté. Le Kremlin affirme que les fuites sont aussi problématiques pour la Russie.

Khider Larbi

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