Circulation routière et stationnement anarchique à Annaba : Quelle solution pour éviter l’asphyxie ?

Plus de 100.000 véhicules traversent quotidiennement la ville d’Annaba provoquant, aux heures de pointe, d’énormes bouchons causant des désagréments aux automobilistes. Une situation que les autorités locales d’Annaba tardent à prendre en charge.

En dépit de la réalisation du vaste projet de voies pour désengorger les lieux notamment aux points giratoires du Pont-Blanc, de Bou Ali Saïd au centre-ville et celui situé à la sortie Sud de la ville vers Berrahal, la circulation reste un vraie problématique à Annaba. Et pourtant plusieurs projets étaient censés être retenus pour faciliter la circulation, or à ce jour aucun projet n’a vu le jour hormis l’achèvement du pont qui a remplacé le pont ‘’Y’’ et ses bretelles. Quant à celui qui était  prévu sur l’axe ouest de la ville, à hauteur du ‘’pont blanc’’, seulement à ce niveau, les autorités ne  se sont jamais  fixées sur la nature de l’ouvrage qui balance entre une réalisation aérienne et une autre souterraine. Il faut rappeler qu’à ce niveau, la circulation est vraiment difficile et des centaines de voitures sont constamment présentes en plus de celles qui y convergent durant les heures de pointe, ce qui rend très difficile, la circulation des ambulances pour atteindre les deux hôpitaux (Ibn Roched et Dorban) qui se trouvent à quelques centaines de mètres de cette intersection. Une vraie volonté mettra sûrement fin à cette hésitation qui dure depuis 2011. Outre la difficile circulation, c’est le stationnement anarchique qui étouffe la ville. En effet, le centre-ville du chef-lieu de la wilaya d’Annaba est devenu un point noir en termes de circulation routière et de stationnement. L’affluence routière dans l’axe principal de la ville empire de jour en jour. Entre des ruelles étroites, des piétons marchant sur la chaussée ou des vendeurs à la sauvette prenant les espaces dédiés au stationnement, les automobilistes peinent à circuler et à se stationner. Par ailleurs, les  « parkingueurs », dont la majorité n’a pas d’autorisation délivrée par l’APC, n’hésitent pas à demander de l’argent aux automobilistes pour se garer. C’est le cas, entre autres, dans les rues de l’Emir Abdelkader, Asla Hocine, Tarik Ibn Ziad, Khemisti Mohamed et Boulevard Boukhtouta Hocine. En effet, à 200 DA la place de parking, certains citoyens s’y sont habitués étant donné qu’ils travaillent au centre-ville. D’autre part, le stationnement sur les trottoirs est devenu un phénomène courant à Annaba. À l’image du Centre d’affaires méditerranéen (CAM), se trouvant sur le prolongement du Boulevard d’Afrique. Il faut noter qu’aucune signalisation ou  interdiction ou une prise en considération n’a été envisagée par les services concernés. Des voitures sont en stationnement quotidien de part et d’autre, gênant les passants. Ces derniers se retrouvent dans l’obligation de se faufiler entre les voitures ou de prendre le risque en marchant dans la chaussée afin de se frayer un chemin. Aujourd’hui, les désagréments de la circulation routière et du stationnement se posent avec acuité, nécessitant une solution, afin de diminuer un tant soit peu les embouteillages ainsi que le problème du stationnement au centre de la ville.

S. Chahine

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