Affaire des faux diplômes des contractuels au complexe El Hadjar : Le ministère de l’Industrie  officiellement saisi

Le premier responsable de la wilaya d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi a saisi officiellement  le ministère de l’Industrie, sur cette l’affaire liée aux faux dossiers,  qui aurait été présentés par des employés contractuels postulant à la permanisation,  avec la complicité des cadres influents au sein du complexe Sider, apprend-on de source interne à El Hadjar. Selon les informations fournies par notre source, des convocations de la brigade de Gendarmerie nationale de Sidi Amar sont parvenues à la Direction des Ressources Humaines (DRH), signataire des contrats de permanisation, présumés falsifiés. Bien qu’aucune information n’ait filtré sur les noms des responsables impliqués, mais on apprend de la même source que, l’affaire se rapporte à une batterie de griefs. Il s’agit nous dit-on de « faux et usage de faux », « non dénonciation d’infraction », « abus de fonction » et « octroi d’indus avantages ».  C’est ce qu’a révélé l’enquête, menée par les éléments de sûreté de wilaya d’Annaba, qui a confié le dossier de l’affaire à la brigade de la Gendarmerie nationale de Sidi Amar. Ces chefs d’accusations se rapportent aux dossiers d’employés qui ont été recrutés au complexe Sider El-Hadjar, avec des contrats CDI et CTA.  Recrutés en majorité  dans l’aciérie à oxygène, ce sont pas moins de 25 d’employés dont les diplômes fournis se sont avérés faux, qui sont concernés. Le pot-aux-roses a été découvert lors de la vérification administrative  des diplômes et attestations, auprès des établissements universitaires, ceux  de le formation professionnelle, émetteurs des documents et qui ont confirmé le faux, a-t-on fait savoir.  Mais le hic est qu’après l’opération de vérification, la direction des ressources humaines (DRH) aurait fermé l’œil, ne jugeant pas utile d’engager une enquête pour déterminer les parties responsables dans l’affaire,  surtout que les présumés mis en cause sont toujours en fonction, a souligné la même source. Au-delà et selon certaines indiscrétions,  les faux diplômes et attestations auraient été  confectionnés dans un même cybercafé. Mieux encore, le DRH aurait été au courant du faux, puisqu’il aurait été accablé par certains mis en causes, nous confie notre source. Néanmoins,le responsable en question a démenti tout implication dans cette affaire en affirmant  avoir  saisi  personnellement, des centres de formation pour vérifier l’authenticité des documents déposés par les contractuels et que les établissements ont confirmé le faux des diplômes, a tenu à préciser notre source, qui a souligné que cette accusation n’est autre qu’une représailles, car le DRH a aussitôt débusquer les employés dont les cas  de fraudes étaient visible. D’ailleurs, c’est pourquoi, il avait, par conséquent, sommé les intéressés à faire valider leurs diplômes et attestations auprès des universités et des centres d’apprentissage ayant délivré lesdits diplômes. D’ailleurs, l’administration, le DRH en l’occurrence, avait adressé à chacun des  contractuels concernés par la titularisation et concernés par cette affaire, une lettre de fin de contrat s’ils ne ramenaient pas leur diplôme ou leur attestation dûment signé et légalisé par les instances qui les ont délivrés. Faute de quoi, la justice sera saisie pour constitution de faux dossier, a-t-on fait savoir.

Il est utile de rappeler que le scandale a éclaté en juin 2021, lorsque  laDirection générale du complexe Sider El Hadjar avait relevé des cas de fraude dans les dossiers de plusieurs sidérurgistes contractuels.  Une affaire qui a été à l’origine d’une vive tension au sein complexe El Hadjar.  On rappelle que, depuis le début du mois de juin 2021, l’administration de Sider El-Hadjar avait traité plus de 1 600 dossiers de contractuels afin de procéder à leur confirmation dans les postes occupés. Cette opération très attendue et placée sous la houlette de la présidente du conseil d’administration de Sider El-Hadjar, avait fait la joie des contractuels concernés, avant que la PCA ne soit écartée de ce poste, pour des raisons qui n’ont jamais été révélées !

Sofia Chahine

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