Hôpital Ibn Rochd d’Annaba : Avis mitigés sur la délocalisation du service des urgences

Une réunion avec la commission des urgences médico-chirurgicales, présidée par le directeur général du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rochd d’Annaba, s’est tenue en fin de semaine écoulée, apprend-on auprès de la direction du CHU. Afin d’étudier les avantages et les inconvénients à la question de la délocalisation des services des urgences,  plusieurs cadres du corps médical, dont le président du conseil scientifique, des professeurs hospitalo-universitaires ainsi que d’autres cadres administratifs ont pris part à  la réunion. Celle-ci a traité de l’éventualité du transfert du service d’urgences d’Ibn Rochd vers une nouvelle infrastructure en cours de réalisation, aux alentours de l’AADL (Agence nationale de l’Amélioration et du Développement du Logement) à proximité du pôle universitaire de la commune d’El Bouni, a fait savoir la même source. Selon celle-ci,  de nombreux facteurs ont été pris en considération face à la possibilité de la fermeture des urgences médicales du CHU et de leur transfert vers un autre hôpital, avant que le choix n’ait été porté sur ladite commune. Lors de cette réunion,  plusieurs points importants ont été présentés et discutés, afin de prendre une décision finale soit pour le transfert ou non des urgences d’Ibn Roched d’Annaba.   L’idée du transfert du service des urgences médicales à l’établissement d’El Bouni a  fait  l’objet d’un débat  entre les intervenants aux  avis très mitigés. Effectivement,  si certains ont estimé  que c’est une bonne idée puisque  cela va  permettre de diminuer un tant soit peu la densité des maladesau CHU Ibn Rochd, notamment pour le service d’urgences qui ne désemplit pas. Cela n’a pas été de l’avis d’autres qui  s’y sont opposé  à  cette décision. Pour ces derniers,  un CHU ne peut pas fonctionner sans services d’urgences. Séparer les spécialités médicales et chirurgicales n’est pas une bonne solution juste pour alléger la pression, estimant que les patients vont en payer le prix. « Ils seront contraints de faire le déplacement d’une structure à une autre pour un simple avis ou bilan », a déploré l’un des médecins. D’autres ont fait savoir qu’ils attendaient  l’ouverture de la nouvelle structure pour les urgences médicales d’El Bouni, afin d’alléger la charge sur le CHU, et non pas à la fermeture du service. Pour le moment  rien n’est tranché, puisque  ce sont le conseil d’administration et le directeur général du CHU Ibn Rochd qui auront le dernier mot. En attendant,  il est utile  de rappeler, que la commune d’El Bouni dispose déjà de l’Etablissement Hospitalier Spécialisé (EHS)  mis en service en octobre 1997.  S’étalant sur une superficie de 10.000 mètres carrés, ce l’établissement d’une capacité d’accueil de 130 lits, l’établissement est implanté dans l’une des plus grandes daïra d’Algérie, El Bouni en l’occurrence avec pas moins de 300.000 habitants. Au-delà, plusieurs wilayas limitrophes, dont El Tarf, Souk Ahras, Guelma, Tébessa et Annaba, convergent vers la structure hospitalière  à vocation régionale de soins spécialisés en gynéco-obstétrique et chirurgie pédiatrique.  Les services de gynécologie comprennent 60 lits. Quant aux deux services respectifs de la pédiatrie et chirurgie pédiatrique, ils comportent respectivement  50 et 20  lits, rappelle-t-on encore. Ce total de 130 lits est souvent complet suite au flux  important des patients venant des wilayas voisines et surtout de la bonne prestation de service au sein de l’établissement.

S. Chahine

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