L’Allemagne tombe face au Japon : Les favoris se ratent, gare aux « petits » !

L’édition qatari du mondial FIFA est décidément celle des surprises, spécialement pour les favoris qui ratent leur entrée. Un coup de semonce pour les grandes nations du football à la veille de l’entrée en lice du Portugal et du Brésil.

 À l’exception de la France, championne en titre qui a facilement pu prendre le meilleur sur la modeste équipe d’Australie, les autres favoris peinent à s’imposer face à leurs adversaires. L’Argentine s’est inclinée mardi face à d’héroïques Faucons verts saoudiens, et l’hécatombe s’est poursuivie hier avec la défaite de la Mannschaft qui s’est inclinée face aux Samouraïs du Japon, et les vice-champions du monde croates qui n’auront pas réussi à s’imposer face aux Lions de l’Atlas pour finir le match sur score nul vierge.

Or, la défaite de l’Allemagne hier semble confirmer un fait : dans le monde du football rien n’est jamais acquis. Une défaite face au Japon dont le scenario colle à celui de la débâcle de l’équipe menée par Messi face à l’Arabie saoudite. Car les deux favoris se sont tous deux bien lancés dans le match avant de se faire surprendre.  Tout avait bien débuté pour la Mannschaft qui avait pris les devants grâce à un pénalty d’Ilkay Gündogan (33e).

Les hommes d’Hansi Flick, dominateurs, repartaient avec de bonnes intentions dans le deuxième acte et auraient pu faire le break avec des occasions pour Gnabry (47e), Musiala (51e) mais surtout pour Gündogan, proche du doublé alors qu’il trouvait le poteau (60e). Les quadruples champions du monde n’étaient pas plus chanceux dix minutes plus tard alors que Gonda sortait quatre parades.

Et à force de ne pas de se mettre à l’abri, les Allemands s’exposaient. Déjà alertés une première fois par un arrêt de Manuel Neuer (73e), Doan remettait les deux équipes à égalité dans la foulée (75e). Sonnée et sans réaction, l’Allemagne allait craquer une deuxième fois sur un but d’Asano (83e). Elle n’allait pas s’en relever et s’incline donc d’entrée comme il y a quatre ans malgré une dernière frappe de Goretzka dans le temps additionnel qui passait juste à côté des buts de Gonda (90e+5′).

Auparavant au stade Al-Bayt d’Al-Khor, la Croatie de Luka Modric, finaliste de la dernière Coupe du monde, n’a pas trouvé de solution contre le Maroc (0-0), bien organisé mais maladroit, dans le groupe F. Le Ballon d’or 2018, qui dispute peut-être sa dernière grande compétition internationale à 37 ans, n’a pas su sortir son équipe de l’étau marocain.Il a bien essayé par moments, en s’infiltrant dans la surface de réparation après un joli passement de jambes (15e), en décochant une frappe puissante du pied gauche au-dessus des cages gardées par Yacine Bounou (45e+2), ou encore d’une belle ouverture pour Josip Juranovic (51e).Mais son match fut à l’image de son équipe, sans folie ni créativité, loin du surnom dont elle est affublée, la « Vatreni » (« les Flamboyants »).Peu après l’heure de jeu, le milieu de terrain du Real Madrid a même levé les bras de dépit après une nouvelle passe mal ajustée d’un de ses coéquipiers (67e).

En face, le Maroc a été solide et a eu quelques opportunités, dans un match parfois rugueux mais qui n’a occasionné qu’un seul carton jaune. En première période, ce sont les Lions de l’Atlas qui se sont procurés le plus d’opportunités.

R.S.

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