Syrie : Tirs de roquette contre une base américaine

Deux tirs de roquettes ont visé vendredi soir la base américaine d’al-Chaddadeh dans le nord-est de la Syrie, au sud du gouvernorat de Hassaké, a annoncé hier le commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom). L’attaque, qui a ciblé les forces de la coalition internationale vers 22H30 (21h30 GMT), n’a fait ni victime ni dégât dans la base, selon la même source. Le Centcom n’a pas précisé l’origine des tirs, intervenant alors que des positions kurdes du nord de la Syrie ont été visées par une série de raids aériens de la Turquie depuis dimanche dernier. «Les attaques de cette sorte mettent en danger la population civile et les forces de la coalition et fragilisent la sécurité et la stabilité durement acquises de la Syrie et de la région», a estimé le porte-parole de Centcom, le colonel Joe Buccino.Le 17 novembre, l’armée américaine avait rapporté une attaque à la roquette contre une base de la coalition, à al-Omar (Est), où se trouve le plus grand champ pétrolifère de Syrie. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, avait estimé que l’attaque provenait «d’une base de milices pro-iraniennes».Mardi, une frappe turque contre une base conjointe des forces kurdes et de la coalition internationale anti-terroriste, dans le nord-est de la Syrie, a mis les forces américaines en danger, selon le Centcom. Un drone turc a bombardé la base, faisant deux morts parmi les combattants kurdes. Les tirs d’artillerie turcs ont aussi repris vendredi contre la province de Hassaké, selon l’OSDH, qui n’a pas fait état de victimes.La Turquie dit être décidée à sécuriser sa frontière, affirmant que l’attentat ayant fait six morts et 81 blessés au cœur d’Istanbul le 13 novembre, a été commandité de Kobané, dans le Nord de la Syrie, ce que les Kurdes ont démenti. Ankara indique cibler depuis le 20 novembre des positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de ses alliés des Unités de protection du peuple (YPG), composante dominante des Forces démocratiques syriennes (FDS, une alliance dominée par les Kurdes). Appuyées par la coalition internationale menée par les États-Unis, les FDS avaient été le fer de lance de la lutte contre le groupe terroriste État islamique (EI) chassé de ses fiefs en Syrie en 2019.

R.I.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *