Chetaibi : La crise du transport persiste

En dépit du renforcement des moyens de transport mis en place au bénéfice de la commune de Chetaibi dans la wilaya d’Annaba, cela reste insuffisant pour répondre aux besoins de la population. Subissant de plein fouet les aléas du manque de  transport, les habitants de la commune de Chétaibi éprouvent de réelles difficultés dans leurs  déplacements quotidiens.Bien que la commune de Chétaibi ait récemment bénéficié de nouvelles lignes de transport, pour la relier à la commune de Berrahal et Annaba, la commune souffre encore de la crise du transport notamment durant les heures de pointe et en fin d’après-midi. Distante de plus de 70 km du chef-lieu de la wilaya d’Annaba et de 35 km des communes  avoisinantes, Chétaibi  demeure isolée en raison de l’absence de moyens de transport pouvant assurer le transport des habitants.   Ces derniers s’inquiètent surtout pour leurs enfants scolarisés dans des établissements du secondaire situés dans la daïra de Berrahal. Il ne faut pas non plus oublier les travailleurs qui, au retour, sont contraints de recourir aux transporteurs clandestins. « Nous  faisons quotidiennement  face à une grande souffrance due à la crise des transports », nous confient plusieurs habitants de Chetaibi.  Certains d’entre eux ont fait savoir que le calvaire de l’attente d’un moyen de transport, commence à 3 heures de l’après- midi et  peut aller jusqu’à’  4 à 5 heures pour regagner le domicile.  Une situation due d’une part, au peu de moyens de transport et d’autre part,  l’absence totale de bus de transport public et de taxis. Le plus grave est qu’une fois la navette de 15h est assurée, les transporteurs ne reviennent pas à la station. « Les  taxieurs eux, la  majorité sont originaires de Chétaibi, donc, ils refusent de revenir sans passager à Annaba ou à Berrahal.  D’autant plus que l’axe routier reliant les deux daïra est depuis la création des nouveaux pôles urbains, la nouvelle-ville de Draa Errich et Kalitoussa, est devenu la bête noire des transporteurs de taxi. Ces derniers qui, nous dit-on, profitent de la situation pour imposer leur diktat, saisissant le manque de moyens de transport, les fraudeurs comptabilisent la place à 500 DA  et parfois à 700 DA », nous dit-on. Une arnaque à laquelle se soumettent bon gré- mal gré, les habitants de Chétaibi, les travailleurs, les élèves et les étudiants surtout. Ces dépenses sont imposéesquotidiennement aux habitants dont la majorité sont des familles à faibles revenus. « D’autant plus que nous sommes en pleine saison hivernale  à 17 h 00  il fait déjà noir, ce qui accentue notre souffrance  dans l’attente d’un bus qui n’arrive jamais », ont déploré les mêmes interlocuteurs. Notons que les moyens  de transport  reçoivent  des milliers d’usagers par jour, parmi les  habitants de cette commune.  Les uns se déplacent vers les  hôpitaux ou les cliniques, les  autres se déplacent pour  d’autres besoins. Il y’a  les élèves,  étudiants et les travailleurs, qui demeurent fortement impactés par l’insuffisance des moyens de transport.  C’est pourquoi, les habitants de la commune de Chétaibi, interpellent les responsables du secteur du transport dans la wilaya d’Annaba, afin de prendre en charge cette  préoccupation en de trouver une solution au problème du transport, devenu un véritable  casse-tête pour les habitants.  Ces derniers qui n’ont qu’une seule revendication, renforcer la ligne Chétaibi Annaba et Chétaibi Berrahal avec un autre bus de transport public.  Signalons que le même problème se pose avec acuité dans la nouvelle-ville de Draa Errich où la faible couverture par les moyens de transport commence à peser sur les quelque 7.000 habitants. Malgré le renforcement du réseau de transport  par un autre bus de transport public, la couverture reste insuffisante, pour ce pôle urbain en pleine extension.

Sofia Chahine

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