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Borell critique le veto américain contre la résolution algérienne pour un cessez-le-feu

Le chef de la politique étrangère de l’UE a vertement critiqué le soutien inconditionnel apporté par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et Washington à l’entité sioniste. Dans un entretien au quotidien espagnol El Pais, Josep Borrell, publié dimanche, Borrell a critiqué les États-Unis, pour leur veto contre le projet de résolution introduit au Conseil de sécurité des Nations unies la semaine dernière par l’Algérie appelant à un cessez-le-feu dans la Bande de Ghaza. « Nous assistons déjà à une catastrophe : L’ONU a dû suspendre son aide et Israël se sert de la famine comme d’une arme de guerre, ce qui est contraire au droit international », a déclaré Borrell.

Il est utile de rappeler dans ce contexte, que le projet de résolution soumis mardi dernier au Conseil de sécurité a recueillis 13 votes favorables, avec une abstention du Royaume-Uni et a été confronté au véto des Etats-Unis.  Le chef de la diplomatie européenne n’a pas été tendre avec la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen et a averti contre les conséquences des positions résolus pro-sionistes du bloc occidental. Il a indiqué que le voyage de Von der Leyen à Tel Aviv au mois d’octobre dernier  » avec une telle prise de position résolument pro-israélienne, sans qu’elle ne représente personne d’autre qu’elle-même dans une affaire de politique internationale, a eu un coût géopolitique élevé pour l’Europe », a-t-il déclaré. Il avertit aussi le président Joe Biden, qui fera face à une échéance électorale en fin d’année, contre les conséquences de son Soutine à l’entité sioniste, un soutien qui « semble lui faire perdre des voix parmi la jeune base démocrate », souligne-t-il. Borell a, une nouvelle fois, pointé du doigt l’entêtement du gouvernement de l’entité sioniste qui refuse d’entendre toute critique, même lorsqu’elle émane des Nations unies. « Je revendique le droit de critiquer les décisions du gouvernement israélien sans être considéré comme un antisémite. Ces deux choses n’ont rien à voir l’une avec l’autre », a-t-il déclaré. Il a également affirmé que la communauté internationale devait imposer une solution à deux États, en l’absence de volonté en ce sens de la part d’Israël.

Hocine Fadheli

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