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Battus par le Nigéria en quart de finale de la CAN : Fin de parcours pour les Verts

L’aventure des Fennecs dans cette CAN 2025 a pris fin ce samedi soir en quarts de finale, balayée le Nigeria qui s’est imposé deux buts à zéro. Une élimination amère qui laisse un goût d’inachevé. Au-delà de l’arbitrage controversé du Sénégalais Issa Sy, désigné par la CAF qui a écarté à la dernière minute le Somalien Omar Artan, dont les décisions discutables ont émaillé toute la rencontre et cristallisé les frustrations algériennes, à l’image d’un penalty clair non accordé, une plus d’une pluie de cartons pour les Fennecs à l’inverse d’une multitude de fautes nigérianes non sanctionnées, c’est bien sur le terrain que le match s’est perdu. Les hommes de Petkovic ont subi de bout en bout la domination physique et tactique des Super Eagles, incapables de développer le moindre jeu face au pressing asphyxiant imposé par les Nigérians, sur fond de pression arbitrale claire qui coupé court à toute tentative d’attaque des Verts. Dès les premières minutes, le scénario s’est dessiné avec une clarté brutale. Le Nigeria a étouffé les Fennecs dans leur propre moitié de terrain, ne leur laissant aucun espace pour respirer. Osimhen, véritable cauchemar pour notre défense, a multiplié les appels et les percussions, semant le doute à chaque ballon reçu. Derrière lui, Lookman et Adams ont harcelé sans relâche les lignes arrières des Fennecs, transformant chaque récupération en situation dangereuse.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes: zéro tir cadré en première période, seulement 37% de possession, et une seule véritable incursion offensive en 90 minutes. Mahrez, censé être l’étincelle créatrice, a été muselé, coupé de ses partenaires par l’intensité nigériane. Amoura et les milieux ont perdu tous les duels, incapables de trouver les solutions pour casser ce bloc compact qui remontait à toute vitesse dès la moindre perte de balle algérienne.

Si Luca Zidane et la défense ont longtemps retardé l’échéance, avec notamment les interventions miraculeuses d’Aït-Nouri et Bensebaïni sur la ligne, l’ouverture du score était inéluctable. À la 47ème minute, sur un énième centre d’Onyemaechi, Osimhen s’est élevé au-dessus de tout le monde pour tromper Zidane d’une tête imparable. Le cauchemar se matérialisait enfin après 45 minutes de siège. Dix minutes plus tard, le même Osimhen, dans un geste d’altruisme rare, décalait parfaitement Akor Adams qui doublait la mise face à un Zidane impuissant. Le break était fait, et avec lui s’envolaient les derniers espoirs continentaux des Verts. Les tentatives timides de Bounedjah et Hadj Moussa, entrés en jeu, n’y changeront rien. Pour Mahrez, qui disputait probablement sa dernière CAN, c’est une fin cruelle. Les larmes sur le banc de touche à quelques minutes du coup de sifflet final résumaient toute la déception d’une génération qui n’aura pas réussi à reconquérir le trophé continental. Les Super Eagles rejoignent le Maroc en demi-finale.

Moncef Dahleb

admin

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