Économie

OPEP+ : Une hausse de la production de pétrole envisagé en avril

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) s’apprête à relancer sa production pétrolière après trois mois de pause. Selon trois sources proches du dossier citées par Reuters, le cartel devrait examiner le 1er mars une augmentation de 137.000 barils par jour pour le mois d’avril. Cette décision intervient dans un contexte géopolitique tendu, alors que les cours du Brent évoluent près de leurs plus hauts niveaux depuis juillet.

Huit membres producteurs – Arabie saoudite, Russie, Émirats arabes unis, Kazakhstan, Koweït, Irak, Algérie et Oman – concernés par les coupes volontaires de production participeront à cette réunion prévue dimanche. La reprise permettrait de reconquérir des parts de marché, tandis que d’autres membres comme la Russie et l’Iran font face aux sanctions occidentales. Les autorités de Riyad et de Moscou n’ont pas souhaité commenter ces informations. Parallèlement, l’Arabie saoudite a activé un plan d’urgence prévoyant une hausse rapide de sa production et de ses exportations, selon deux sources familières du dispositif. Cette mesure vise à compenser d’éventuelles perturbations des flux pétroliers moyen-orientaux en cas de frappe américaine contre l’Iran.

Le marché pétrolier oscille entre deux scénarios contradictoires. D’un côté, la menace militaire américaine en Iran maintient une prime de risque élevée. Le président Donald Trump a accusé mardi devant le Congrès Téhéran de poursuivre des « sinistres ambitions nucléaires », tout en affirmant privilégier la diplomatie. De l’autre, une troisième session de négociations entre Washington et Téhéran prévue jeudi à Genève entretient l’espoir d’un accord. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est dit « déterminé à parvenir à un accord juste et équitable », selon l’agence AFP.

Les analystes du groupe ING soulignent que « tant qu’il n’y a pas d’accord, la probabilité d’une action militaire est élevée et ne cesse de croître ». Une intervention en Iran pourrait faire flamber les prix, le pays étant un producteur majeur capable de bloquer le détroit d’Ormuz, par où transite 20% du brut mondial. Mercredi vers 11h10, le Brent progressait de 0,38% à 71,04 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate gagnait 0,34% à 65,85 dollars.

Samira Ghrib

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