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Pour un service public inclusif : L’APC d’Annaba met le cap sur la langue des signes

À Annaba, les agents d’accueil des collectivités locales ont entamé une formation à la langue des signes pour améliorer la prise en charge des personnes sourdes et malentendantes. Une première dans la wilaya, lancée ce mardi au siège de l’Assemblée populaire communale. La commune d’Annaba franchit une nouvelle étape en matière d’inclusion sociale. Une session de formation aux principes de la langue des signes a été officiellement lancée ce mardi au siège de l’Assemblée populaire communale (APC), au profit des agents d’accueil des collectivités locales. Cette initiative, première du genre dans la wilaya, vise à rapprocher l’administration des citoyens en situation de handicap, notamment les personnes sourdes et malentendantes, souvent confrontées à des difficultés de communication lors de leurs démarches administratives.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Kheireddine Boutefnouchet, président par intérim de l’APC d’Annaba, en présence des responsables de la Direction de l’Action Sociale et de la Solidarité (DASS). Encadrée par cette dernière, la formation permettra aux agents concernés d’acquérir les bases essentielles de la langue des signes afin d’assurer un accueil plus adapté et une meilleure interaction avec cette catégorie de citoyens.

À travers cette démarche, les autorités locales entendent instaurer un service public plus accessible et plus équitable. L’objectif est de permettre aux personnes sourdes et malentendantes d’effectuer leurs démarches dans des conditions dignes, avec un accompagnement tenant compte de leurs besoins spécifiques. Les responsables locaux rappellent que l’accès aux services publics ne peut souffrir d’aucune forme d’exclusion et que la communication est un droit fondamental pour tous les citoyens. La maîtrise des outils adaptés apparaît dès lors comme un levier indispensable pour favoriser l’intégration sociale et la participation des personnes à besoins spécifiques à la vie publique.

Cette initiative traduit aussi une évolution des pratiques administratives locales vers davantage d’accessibilité. Les organisateurs ont précisé que la formation se poursuivra selon un calendrier établi en coordination avec les différentes collectivités locales concernées.

En misant sur la langue des signes pour améliorer l’accueil des citoyens sourds et malentendants, Annaba ouvre une voie susceptible d’être suivie par d’autres administrations et collectivités du pays.

S. Chahine

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