Annaba : 442 familles relogées
À quelques jours de l’Aïd El-Adha, 442 familles du bidonville d’Abou Marouane, à Annaba, ont quitté définitivement leurs abris de fortune pour intégrer des logements sociaux dans les communes de Sidi Amar et d’El Hadjar. Organisée sous la supervision des autorités de la wilaya, cette opération d’envergure marque une nouvelle étape dans la lutte contre l’habitat précaire et ouvre, pour des centaines de familles, une page placée sous le signe de la dignité et de la stabilité.
Une nouvelle étape a été franchie dans la lutte contre l’habitat précaire à Annaba. Ce samedi, 442 familles ont quitté définitivement le bidonville de Sidi Hareb pour rejoindre leurs nouveaux logements sociaux dans les communes de Sidi Amar et d’El Hadjar. Cette opération de relogement, organisée sous l’égide des autorités de la wilaya, revêt une dimension particulière à l’approche de l’Aïd El-Adha. Pour des centaines de familles qui vivaient depuis des années dans des conditions difficiles, ce transfert marque l’aboutissement d’une longue attente et l’ouverture d’une nouvelle page placée sous le signe de la stabilité et de la dignité. Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif logistique a été mis en place pour assurer le bon déroulement de l’opération. L’Assemblée populaire communale (APC) d’Annaba a mobilisé une centaine de camions et de véhicules de déménagement, ainsi que plus de 70 agents relevant des différents secteurs urbains de la commune chef-lieu. Les équipes déployées ont accompagné les bénéficiaires tout au long du processus de transfert, veillant à ce que les déménagements s’effectuent dans les meilleures conditions. Les services de sécurité et de la Protection civile ont également été mobilisés afin de garantir la fluidité de l’opération et d’assurer l’assistance nécessaire aux familles concernées. Parallèlement au relogement, les constructions évacuées ont été démolies progressivement par les services compétents. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à empêcher toute réoccupation ou reconstitution des sites précaires. Les autorités entendent ainsi mettre un terme à certaines pratiques observées par le passé, consistant à céder ou à revendre des habitations de fortune après l’obtention d’un logement social, une situation qui a souvent contribué à la persistance du phénomène de l’habitat illicite dans plusieurs communes de la wilaya. Face à l’ampleur du défi, les pouvoirs publics appliquent désormais un protocole strict lors des opérations de relogement afin de prévenir toute tentative de fraude ou de détournement des dispositifs mis en place. Cette vigilance est d’autant plus nécessaire que plusieurs communes de la wilaya, notamment Sidi Amar, El Hadjar, Annaba et El Bouni, continuent de faire face à une forte concentration de constructions illicites.
Des logements dotés de toutes les commodités
À l’issue de cette journée, les familles bénéficiaires ont pris possession de logements raccordés aux différents réseaux essentiels, notamment l’eau potable, le gaz naturel et l’électricité. Les nouveaux quartiers disposent également d’aménagements urbains destinés à améliorer le cadre de vie des habitants. Des espaces de détente et des aires de jeux ont notamment été aménagés pour les enfants, offrant aux nouveaux résidents un environnement mieux adapté aux exigences de la vie moderne. L’émotion était perceptible parmi les bénéficiaires, nombreux à exprimer leur soulagement après des années passées dans des conditions souvent difficiles. Pour beaucoup, ce relogement représente bien plus qu’un simple changement d’adresse : il symbolise l’accès à une vie plus stable et à un logement répondant aux normes élémentaires de confort et de sécurité. À travers cette opération, la wilaya d’Annaba confirme sa détermination à poursuivre l’éradication progressive des poches d’habitat précaire et à améliorer les conditions de vie des citoyens. Au-delà des chiffres, ce sont des centaines de familles qui retrouvent aujourd’hui l’espoir d’un quotidien plus serein. À quelques jours de l’Aïd El-Adha, ce relogement apparaît comme un geste fort de solidarité et de justice sociale, illustrant la volonté des pouvoirs publics de garantir à chaque famille un logement digne et un cadre de vie respectueux de la dignité humaine.
Sofia Chahine

