Coupe du Monde U17 au Qatar : Le groupe J attend l’Algérie
La FIFA a publié lundi le calendrier de la Coupe du Monde U17 au Qatar, du 19 novembre au 13 décembre 2026. L’Algérie affrontera les États-Unis, le Chili et le Monténégro dans le groupe J. Le tirage les place dans un groupe accessible, mais chaque rencontre sera décisive pour accéder aux seizièmes de finale. Le tournoi se tiendra au Qatar, dans le complexe ultramoderne de l’Aspire Zone. Une infrastructure pensée pour les jeunes, avec des stades à taille humaine et des conditions optimales. Les matchs de groupes et seizièmes débuteront chaque jour : huit rencontres programmées, deux coups d’envoi à 13h30 et 15h30 en heures algériennes, le dernier à 16h30. La finale aura lieu au Stade International Khalifa le 13 décembre à 17h00. L’Algérie commence fort. Le samedi 21 novembre, premier match contre le Chili à 14h30. Un adversaire sud-américain, reconnaissable à son jeu technique et organisé. Les jeunes Verts n’auront pas droit à l’erreur. Le Chili, c’est une équipe structurée qui ne pardonne rien. Mais c’est aussi une première journée, moment où tout se joue. Les nerfs, l’adaptation au climat, aux terrains, au rythme. L’Algérie doit sortir vainqueur de cette épreuve. Une victoire, et psychologiquement, c’est déjà important. Une défaite, et il faudra réagir immédiatement. Le même jour, les États-Unis affrontront le Monténégro à 15h30. Trois jours plus tard, mardi 24 novembre, l’Algérie reçoit le Monténégro à 14h30. Voilà l’occasion. Le Monténégro est l’adversaire abordable du groupe. Pas parce qu’ils manquent de talent, mais parce qu’en termes de ressources, de structures, de compétitions nationales, l’écart existe. L’Algérie doit sortir de ce match avec les trois points.
Les États-Unis, pendant ce temps, affronteront le Chili à 15h30 le même jour. Un duel intéressant entre deux traditions footballistiques différentes. Le Chili, c’est le jeu de possession sud-américain. Les États-Unis, c’est la puissance athlétique et la transition rapide.
Puis arrive le moment décisif. Vendredi 27 novembre, troisième et dernier match. Algérie contre États-Unis à 16h00. C’est le dernier jour de la phase de groupes, celui où tout se cristallise. Les États-Unis possèdent plus de moyens que l’Algérie, plus d’équipes en compétition, plus de visibilité internationale. Mais ils ne sont pas invincibles. Le football U17 fonctionne différemment que le football senior. La jeunesse, c’est de l’imprévisibilité. L’Algérie peut sortir de ce match avec un résultat positif. Pas facile, mais possible.
Le Monténégro affrontera le Chili au même moment à 16h00. Ce match aura peu d’impact direct sur la qualification algérienne, sauf si les résultats des deux premières journées ont créé une situation complexe.
Les États-Unis sont favoris sur le papier. Le Chili est une équipe expérimentée. L’Algérie et le Monténégro se battront pour les places restantes. Mais le football a cette qualité : il démantèle les certitudes. Une équipe jeune qui croit en elle, qui joue sans peur, peut surprendre les grands. La qualification pour les seizièmes passe par deux chemins. Les deux premières équipes de chaque groupe se qualifient d’office. Huit meilleurs troisièmes accèdent également à la suite du tournoi. Ce règlement crée une nuance. Si l’Algérie finit troisième mais avec un bon bilan, elle peut passer. C’est à la fois une soupape et un piège. Une soupape parce que terminer troisième, ce n’est pas l’élimination automatique. Un piège parce que compter sur les meilleurs troisièmes, c’est accepter de laisser des points en route. Les trois semaines avant novembre seront cruciales. Les sélectionneurs algériens ont du temps pour préparer. Des stages, des matchs amicaux, des observations vidéo. Chaque détail compte. Au-delà du calendrier, c’est une opportunité. Une Coupe du Monde, même U17, c’est du prestige. C’est une rampe de lancement pour les jeunes talents algériens. Certains d’entre eux joueront peut-être dans les sélections seniors dans cinq, dix ans. Le tournoi, c’est une vitrine mondiale. Le groupe J n’est pas un groupe de la mort, contrairement à d’autres qui opposeront les grands traditionnels. C’est un groupe équilibré, ouvert. L’Algérie peut le franchir. Il suffit de mettre l’ordre dans les détails, de respecter le processus, de ne pas se laisser distraire.
M.D.

