Politique

Sixième jour de campagne électorale : Des programmes divers pour convaincre l’électorat

Les formations politiques en lice pour les législatives du 2 juillet ont multiplié dimanche les meetings populaires à travers le territoire national pour dérouler leur programme et délivrer leur vision de l’avenir du pays.

La jeunesse comme fil conducteur

À Mostaganem, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, a donné le ton devant la salle de cinéma Mohamed Habib Hachelaf. Pour lui, le scrutin du 2 juillet est « une opportunité de renforcer la confiance entre les citoyens et leurs institutions, ainsi qu’une occasion nationale de réaffirmer l’engagement à poursuivre l’édification d’une Algérie tournée vers l’avenir ». Le président du MSP a articulé son programme autour de trois axes — « la confiance, la souveraineté et le soutien au décollage économique » — avant de s’attarder sur les potentialités de la wilaya de Mostaganem, citant pêle-mêle l’agriculture, la pêche maritime et le tourisme comme leviers d’une économie diversifiée. Il devait enchaîner dans la soirée avec deux autres meetings à Mascara et à Tiaret. À Djelfa, Abdelkader Bengrina du Mouvement El Bina a lui aussi placé la jeunesse au centre de son discours, estimant que ces législatives représentent un « outil démocratique et légal » permettant aux électeurs de « choisir des compétences capables de transmettre les préoccupations des jeunes ». Il a évoqué les atouts de la wilaya de Djelfa, qu’il voit se transformer en « pôle intégré dans le domaine de la production de viandes grâce à la valorisation de sa ressource animale », avant de tenir un second meeting à Bou Saâda en soirée. À M’sila, la présidente de TAJ, Fatima-Zohra Zerouati, a fait de la participation des femmes le fil directeur de son meeting à la bibliothèque publique de la ville, soulignant qu’elles représentent « un axe important dans la prise de décision politique », aussi bien comme candidates que comme électrices.

Le poids des institutions

À Tizi-Ouzou, le secrétaire général du RND, Mounder Bouden, a défendu un programme qu’il qualifie de « réaliste et réalisable sur le terrain », appelant ses militants à « travailler davantage sur le terrain et à communiquer avec les citoyens ». Il a mis en avant les atouts touristiques de la wilaya et réaffirmé « l’engagement total du RND en faveur de la promotion de la langue amazighe et du renforcement de sa place en tant que l’une des composantes de l’identité nationale ». À Sétif, Fateh Boutbig du Front El-Moustakbal a plaidé pour un Parlement « fort » susceptible « d’accompagner les grandes réformes en cours dans le pays », rappelant que l’APN doit assumer ses « rôles dans les domaines de la législation, du contrôle et de propositions ». Il a aussi salué le positionnement diplomatique de l’Algérie, dont la voix est « entendue grâce à sa diplomatie claire et à ses positions fermes et honorables ». À Aïn-Témouchent, le président du Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a abordé la même thématique institutionnelle, qualifiant le scrutin de « moment important pour la consolidation de la démocratie et le renforcement des institutions de l’État » et insistant sur « la responsabilité vitale » qui incombe à l’institution législative. La veille à Alger, le premier secrétaire du FFS, Youcef Aouchiche, avait précisé que son parti aborde cette campagne sous le slogan « Le serment de la sincérité et de la crédibilité », avec un programme fondé sur « une analyse approfondie des différentes questions liées aux affaires publiques et sur la présentation de solutions et de propositions au mieux de l’intérêt des citoyens ».

Le développement économique toujours au cœur du discours

À Boussaâda, le président de Talaie El-Hourriyet, Reda Benounane, a inauguré le bureau de permanence de son parti dans la commune d’El Hamel, réaffirmant que ces élections sont une « occasion d’appuyer le redressement économique, de poursuivre le développement et de consolider les acquis réalisés ». Il a présenté ses listes comme composées de « cadres compétents, imprégnés de l’esprit national, capables de prendre en charge les préoccupations des citoyens ». À Tiaret enfin, Lamine Osmani de Sawt Echaâb a axé son meeting à la salle de cinéma de Mahdia sur la sécurité alimentaire, appelant à « l’exploitation optimale des potentialités économiques et agricoles nationales ». Pour lui, la réussite de cette ambition passe nécessairement par le « renforcement de l’institution législative à travers le choix judicieux de compétences qualifiées ». La campagne se poursuit jusqu’au 30 juin, avant l’ouverture des bureaux de vote le 2 juillet.

Salim Amokrane

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