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Ebola en RDC : Le bilan monte à 933 cas confirmés dont 245 décès

Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est monté à 933, dont 245 décès, a annoncé vendredi le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba. 
M. Kamba a indiqué, lors d’un point de presse tenu à Bunia, chef-lieu de la province orientale de l’Ituri, que ces chiffres correspondent à un taux de létalité d’environ 26% depuis le début de l’épidémie. Au total, 416 personnes sont actuellement hospitalisées dans les centres de traitement, tandis que 80 patients ont guéri et sont sortis de ces centres, a-t-il précisé. Selon le ministre, la hausse du nombre de cas rapportés était attendue, à mesure que les équipes de riposte renforcent la recherche active des malades et que davantage de patients se présentent volontairement aux structures de prise en charge au lieu de rester dans la communauté.  « Plus nous allons mettre la riposte à jour, plus nous allons avoir des cas, parce que nous allons les chercher maintenant activement », a déclaré M. Kamba. 
Il a ajouté que la capacité de prise en charge avait été portée à plus de 516 lits, avec des capacités supplémentaires en cours de mise en place afin d’absorber les cas encore présents dans la communauté et de prendre en charge les cas suspects dans l’attente des résultats de laboratoire.  « Il est très important que les malades viennent maintenant eux-mêmes », a souligné le ministre, estimant que le fait de sortir les patients de la communauté permettra, à terme, de mieux contrôler l’épidémie. 

De son côté, Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré vendredi que des personnels de santé figurent parmi les premières personnes à avoir été infectées lorsque l’actuelle épidémie d’Ebola a éclaté en République démocratique du Congo (RDC). Depuis que l’épidémie a été officiellement déclarée le 15 mai, 75 personnels de santé ont contracté le virus Ebola, dont 17 sont décédés, a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse par visioconférence depuis Bunia, dans l’est de la RDC.  « C’est un prix vraiment très élevé que paie le système de santé, car nous manquons de personnel médical en RDC », a déploré Mme Belizaire. Répondant aux questions des journalistes, elle a expliqué qu’environ 90% des patients atteints d’Ebola ne présentaient pas initialement de symptômes hémorragiques.  En conséquence, de nombreuses personnes restaient chez elles pour s’automédiquer ou se tournaient vers des guérisseurs traditionnels pour se faire soigner.  Mme Belizaire a également souligné que le corps d’une personne décédée des suites d’Ebola était plus contagieux que lorsqu’elle était en vie. Si l’épidémie d’Ebola reste une préoccupation majeure, d’autres maladies, notamment le paludisme, continuent de poser de graves défis sanitaires et ne doivent pas être négligées, a-t-elle poursuivi. L’épidémie, causée par le virus Ebola de Bundibugyo, a été déclarée par les autorités congolaises le 15 mai.  L’Ituri demeure l’épicentre de la flambée, qui touche également d’autres provinces de l’est du pays.

R.I.

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