Stratégie nationale de lutte contre la corruption : La cadence de mise en œuvre s’accélère
La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mousserati, a présidé mardi à Alger une réunion de la commission nationale chargée du suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, une rencontre qui a permis de dresser un bilan de l’année 2025 et d’arrêter une série de recommandations destinées à accélérer le parachèvement du dispositif national de gouvernance, a indiqué mercredi un communiqué de la Haute autorité.
La réunion s’est tenue en présence des représentants des instances et institutions souveraines membres de la commission, à savoir le Conseil de la nation, l’Assemblée populaire nationale et le cabinet du Premier ministre, aux côtés des inspecteurs généraux des ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, et de la Justice, ainsi que d’un représentant du Commandement de la Gendarmerie nationale et du chef de l’Inspection générale des finances, précise le communiqué. Cette rencontre vient « couronner la série de réunions tenues par les sous-commissions chargées du suivi de la mise en œuvre des cinq objectifs de la Stratégie nationale », dont les travaux ont porté sur l’évaluation des mesures prévues au titre de 2025, les progrès réalisés et les difficultés rencontrées, souligne la même source. Les participants ont examiné les rapports présentés par ces sous-commissions sur les résultats de leur évaluation, avant de passer en revue les principales problématiques rencontrées par certains secteurs, des solutions ayant été proposées pour renforcer la coordination entre les différents intervenants.
La commission a également procédé à une évaluation globale de l’état d’avancement de la Stratégie nationale et examiné les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du plan d’action, l’accent ayant été mis sur la nécessité d’intensifier les efforts au cours de la prochaine étape afin d’assurer le parachèvement des mesures dans les délais impartis.
Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, portant notamment sur le renforcement de l’efficacité des mécanismes de coordination et de suivi entre les différents secteurs et instances, l’intensification des programmes de formation et de renforcement des capacités, ainsi que la poursuite de la numérisation des mécanismes de mise en œuvre et de suivi de la Stratégie. Cette numérisation s’appuie en particulier sur la plateforme mise en place par la HATPLC, destinée à permettre aux différents acteurs de suivre en temps réel l’état d’avancement de l’exécution des mesures.
Les recommandations insistent aussi sur l’accélération du parachèvement de la promulgation de certains textes juridiques prévus par la Constitution de 2020, ainsi que des décrets d’application qui s’y rattachent, à l’image du projet de loi portant simplification des procédures administratives et du texte réglementaire relatif aux codes de conduite. Ces textes doivent offrir, selon le communiqué, « un cadre de référence unifié aux différents secteurs », renforcer les principes de transparence, d’intégrité et de bonne gouvernance, et consacrer l’approche participative en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
À l’issue de la réunion, Salima Mousserati a affirmé que « le suivi régulier et l’évaluation continue constituent une garantie essentielle pour la réussite de la mise en œuvre de la Stratégie nationale ». Elle a insisté sur « l’importance de la poursuite de la coordination entre les différents acteurs, et la mobilisation des moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés », dans une optique de renforcement de l’efficacité du dispositif national de prévention et de lutte contre la corruption. La présidente de la HATPLC a en outre lié cette dynamique à l’accompagnement du processus de réformes engagé en Algérie en matière de consolidation de la transparence et de promotion de la bonne gouvernance.
Cette réunion s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts déployés par les institutions algériennes pour ancrer une culture de redevabilité au sein de l’administration publique, à un moment où le pays poursuit la modernisation de ses outils de gouvernance et le renforcement de ses mécanismes de contrôle.
Malik Meziane

