Culture

Ouverture à Alger du 7e Festival national des jeunes talents en arts lyriques : 63 artistes au rendez-vous

Le coup d’envoi du 7e Festival national des jeunes talents en arts lyriques a été donné dimanche soir à la Promenade des Sablettes, à Hussein-Dey, à la faveur d’un spectacle musical réunissant plusieurs lauréats des éditions précédentes de ce rendez-vous annuel dédié à la découverte de nouveaux talents, dans le cadre des festivités marquant le 64e anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse. Placée sous le signe de la diversité du patrimoine musical national, cette soirée inaugurale a vu se succéder sur scène une pléiade de jeunes artistes ayant puisé dans les différents styles et genres qui composent le répertoire algérien, offrant au public un voyage musical à travers les régions et les époques du pays. Donnant le coup d’envoi officiel de cette 7e édition, le directeur de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de la wilaya d’Alger, Mohamed Amine Saâd, a rappelé, dans une allocution prononcée à l’ouverture de la manifestation, que cet événement musical, organisé en concomitance avec la célébration du 64e anniversaire de l’indépendance, constitue un « véritable incubateur de jeunes talents » dans le domaine des arts lyriques. Le responsable a précisé que cette septième édition rassemble « 63 jeunes talents issus de 36 wilayas », tous en lice pour décrocher l’une des trois premières places de ce concours annuel. Il a par ailleurs souligné l’importance de cette manifestation dans la valorisation du patrimoine musical algérien et la détection de nouveaux talents, indiquant que le programme du festival comprend un volet formation destiné aux participants, en plus de prestations scéniques prévues dans plusieurs espaces publics et salles de spectacles de la capitale.

Accompagnés sur scène par un orchestre placé sous la direction de Mohamed Mehanak, huit jeunes lauréats des précédentes éditions ont interprété, chacun à leur tour, des reprises puisées dans différents styles et rythmes, illustrant la richesse et la diversité de l’héritage musical national. C’est la chanteuse Fani Talbi qui a ouvert le bal de cette soirée, avec une reprise remarquée de « Ayema sber ur ttru » (Ne pleure pas ma chère maman), un chef-d’œuvre signé par l’artiste et Moudjahid Farid Ali (1919-1981), dont les paroles dénoncent le colonialisme français. Idir Gourari a ensuite revisité plusieurs titres emblématiques de la chanson algérienne, à l’image de « Chehillet Laayani », « Djazaïr Machaa’Alah » et « Wahran El Bahia », avant de céder la scène au jeune Ramy Ait Belkacem, venu interpréter « Houbek Riwaya ».

Hommage à Akli Yahyatène

La soirée s’est également distinguée par une incursion dans l’Ahellil, genre poétique et musical emblématique de la région du Gourara, dans le sud-ouest du pays, classé patrimoine culturel immatériel mondial par l’Unesco. Houda Ghounoumat en a livré une interprétation saluée avec « Goumari », devant un public conquis. Un hommage a par ailleurs été rendu au Moudjahid et artiste Akli Yahyatène, l’un des piliers et doyens de la chanson algérienne d’expression kabyle, à travers la reprise de « Tamurt-iw Tamurt Idurar » par Meriem Akouchi, qui a su redonner une seconde vie à ce chant célébrant l’attachement à la patrie. Organisée par la Direction de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de la wilaya d’Alger, cette 7e édition du Festival national des jeunes talents en arts lyriques se poursuivra jusqu’au 15 juillet, avec des prestations quotidiennes des candidats devant un jury de professionnels chargé de désigner les lauréats lors d’une cérémonie de clôture prévue à Alger.

À travers cette manifestation, les organisateurs disent viser à détecter, former et promouvoir les jeunes talents, en mettant l’accent sur la qualité artistique, la diversité musicale et l’ouverture sur les formes lyriques et classiques du patrimoine algérien.

Mohand S.

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