Prisonniers palestiniens : Un rapport accablant qui dénonce les pratiques sionistes de torture
Des milliers de prisonniers palestiniens sont soumis quotidiennement à des crimes de torture et à des traitements inhumains dans les prisons et les camps militaires de l’occupation sioniste, dénonce un rapport de l’ONG palestinienne « Addameer », alors que l’agression génocidaire contre la bande de Ghaza a fait, à ce jour, 73.231 martyrs et 173.686 blessés. Selon des associations de défense des prisonniers palestiniens citées dans ce rapport, ces prisons ont été transformées en un théâtre central où les réalités du crime de génocide en cours contre le peuple palestinien se manifestent de la manière la plus cruelle. Cela inclut, précisent-elles, des politiques systématiques et bien ancrées d’assassinat, de privation de nourriture, de déshumanisation, d’humiliation et d’infliction délibérée de souffrances physiques et psychologiques graves aux détenus. « Ces crimes ont touché toutes les catégories de prisonniers, y compris les enfants, les femmes, les personnes âgées, les blessés et les malades, en violation flagrante des règles du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme », affirme le rapport. Le document soutient que l’ampleur des crimes sionistes contre les prisonniers politiques palestiniens depuis le début du génocide contre la bande de Ghaza a dépassé la conception traditionnelle de la torture, que ce soit en termes d’étendue, de brutalité ou des moyens utilisés. Des centaines de témoignages et de déclarations sous serment recueillis par les organisations palestiniennes de défense des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers confirment que la torture n’est plus le fait de violations individuelles ou de pratiques isolées. Les témoignages de détenus de Ghaza mettent en évidence l’ampleur des atrocités commises à l’intérieur des camps de l’armée d’occupation sioniste, décrits par les détenus eux-mêmes comme des lieux de mort lente et de torture organisée. « Nos institutions confirment également que les rapports et mécanismes de l’ONU de 2025 et 2026 ont conclu à l’existence d’un schéma systématique de torture et de mauvais traitements à l’encontre des détenus politiques palestiniens », rappellent ces associations, qui dénoncent en outre le refus d’accorder au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et aux organismes internationaux indépendants l’accès aux détenus, ainsi que les restrictions imposées au travail des avocats et des organisations de défense des droits humains, qu’elles qualifient de « tentative systématique de dissimuler des preuves et d’effacer les traces des crimes commis au sein du système pénitentiaire (sioniste) ».
Face au silence international et à l’impunité dont continue de bénéficier l’occupant, ces organisations appellent la communauté internationale, l’ONU et les mécanismes compétents à « agir de toute urgence » pour appliquer le principe de compétence universelle et poursuivre les responsables sionistes impliqués, tout en réclamant des sanctions internationales effectives et un accès « immédiat et inconditionnel » du CICR à tous les lieux de détention.
Un bilan qui continue de s’alourdir à Ghaza
Sur le terrain, l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 73.231 martyrs et 173.686 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon un nouveau bilan communiqué lundi par les autorités sanitaires palestiniennes. Les corps de 8 martyrs ainsi que 32 blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, de nombreuses victimes se trouvant encore sous les décombres. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 1.108 Palestiniens sont tombés en martyrs et 3.578 autres ont été blessés, tandis que les corps de 800 martyrs ont été récupérés.
Bruxelles sous pression pour agir sur les colonies
Dans ce contexte, les pays de l’Union européenne devaient discuter lundi d’une éventuelle interdiction des importations en provenance des colonies sionistes en Cisjordanie occupée, où la situation est jugée « intolérable » par la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas. La Commission européenne a mis sur la table plusieurs options, dont une interdiction du commerce avec ces colonies, considérées comme illégales au regard du droit international. « Nous verrons si les options désormais proposées bénéficieront d’un soutien plus fort de la part des Etats membres », a déclaré Mme Kallas devant la presse, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, ajoutant que « tout le monde s’accorde à dire que la situation en Cisjordanie est véritablement intolérable ». Plusieurs pays de l’UE, dont l’Irlande, les Pays-Bas et l’Espagne, ont déjà imposé leurs propres restrictions commerciales visant les colonies sionistes en Cisjordanie occupée.
L.S.

