43e festival de Timgad : Un tomber de rideau dans la ferveur
Le rideau est tombé dans la nuit de lundi à mardi sur le nouveau théâtre de plein-air de Timgad, marquant la clôture du 43ème Festival culturel international de Timgad, dans une ambiance décrite comme exceptionnelle. La soirée s’est déroulée en présence de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, des autorités locales de la wilaya de Batna, d’une pléiade d’artistes et d’un public venu nombreux savourer ce rendez-vous culturel retrouvé.
S’exprimant devant la presse à l’issue de la soirée de clôture, Malika Bendouda a d’abord tenu à exprimer sa « grande joie devant le retour de cet événement culturel majeur après des années d’absence ». La ministre a rappelé que ce festival, l’un des doyens des rendez-vous culturels en Algérie, occupe une place particulière dans le paysage national. Selon elle, ce succès retrouvé « doit son succès à la conjugaison des efforts du ministère de la Culture et des Arts, de la wilaya de Batna et du commissariat du festival », soulignant ainsi la dimension collective de cette réussite, fruit d’une coordination entre les différents acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement.
Au-delà de sa portée artistique, la ministre a insisté sur la valeur symbolique et territoriale du festival. Elle a affirmé que ce dernier revêt « une grande importance dans la promotion de la région et la mise en valeur du riche patrimoine de l’Algérie et sa diversité culturelle », faisant de Timgad bien plus qu’une simple scène musicale, mais un véritable vecteur de rayonnement pour tout l’est du pays et son héritage millénaire.
Visiblement touchée par la ferveur du public présent en masse lors de cette soirée de clôture, Malika Bendouda a exprimé son « admiration » devant l’interaction chaleureuse entre les spectateurs et les artistes qui se sont succédé sur scène. Elle en a profité pour saluer les infrastructures du nouveau théâtre de plein air, estimant qu’il « mérite d’accueillir de grands festivals, concerts et événements artistiques et culturels », ouvrant ainsi la voie à d’autres grands rendez-vous culturels dans ce site chargé d’histoire.
Une édition placée sous le signe de la diversité
De son côté, le commissaire du festival, Abdallah Bougandoura, a dressé un bilan élogieux de cette 43ème édition. Il a estimé que celle-ci a « offert l’occasion de conforter la position historique que cet événement occupe sur la scène culturelle nationale et internationale », et ce, grâce à une programmation qu’il a qualifiée de « riche et variée, alliant tradition et modernité ». Le commissaire a tenu à rendre hommage à « une élite d’artistes algériens, arabes et africains qui ont enchanté le public » tout au long des cinq soirées de festivités, saluant par la même occasion la diversité des talents réunis à Timgad.
Sur le plan artistique, la soirée de clôture a offert un véritable voyage musical, mêlant raï, chaoui, musique urbaine, sonorités sahariennes et musique tunisienne moderne. Le public, conquis, n’a pas hésité à reprendre en chœur les morceaux les plus connus et les plus appréciés, créant une communion particulière entre la scène et les gradins jusque tard dans la nuit. Il convient de rappeler que les cinq soirées de cette 43e édition ont été rythmées par la participation d’artistes et de groupes musicaux venus d’Algérie, de Tunisie, de Syrie, du Tchad et de Mauritanie, confirmant la vocation résolument internationale de ce festival, désormais bien relancé après des années d’interruption.
Mohand Seghir

