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Un protocole d’accord scelle l’ancrage industriel allemand : Opel produira des moteurs en Algérie

Un protocole d’accord a été signé vendredi à Berlin entre Opel Automobile GmbH et AGM Holding Company SpA en vue de localiser en Algérie la production de moteurs de la marque allemande, selon un communiqué du groupe Stellantis. L’accord a été paraphé par le directeur exécutif d’Opel, Florian Huettl, et le directeur général d’AGM Holding, Mohamed Fawzi El Kabir, en marge du Forum économique algéro-allemand tenu dans le cadre de la visite officielle effectuée en Allemagne par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’invitation du président allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Ce protocole s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de  l’implantation en Algérie d’une usine complète de production automobile, fondée sur une logique « du local au local » censée ancrer durablement Opel sur le marché algérien. « Nous avons échangé avec le président de la République, M. Tebboune, sur l’importance du marché algérien, qui présente un potentiel considérable pour Opel. La signature de ce protocole d’accord constitue une étape stratégique majeure dans la poursuite de l’expansion de notre présence internationale au-delà de l’Europe », a déclaré Florian Huettl à cette occasion. Il a ajouté : « Notre ambition est de rendre l’expertise allemande d’Opel en matière d’ingénierie ainsi que ses solutions de mobilité accessibles à un nombre toujours plus important de clients à travers le monde. L’accord signé aujourd’hui pose les fondements d’une coopération à long terme avec nos partenaires algériens et renforce notre ambition commune de créer durablement de la valeur. »

Ce pari industriel n’est pas isolé. Dès 2026, Opel devrait fabriquer son modèle Frontera en Algérie, avant que d’autres modèles de la gamme Blitz ne rejoignent les lignes de production, un projet que Florian Huettl présentait début 2026 comme une expansion significative de la présence internationale d’Opel dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique. Confirmé lors du Forum économique algéro-allemand de Berlin les 16 et 17 juillet, ce projet d’usine s’accompagne désormais de la signature d’un protocole visant la fabrication locale de moteurs, une étape qui pourrait accélérer le développement de la filière automobile nationale.

L’intérêt allemand pour le marché automobile algérien dépasse le seul cas Opel. Une délégation de six entreprises allemandes spécialisées dans l’automobile et la sous-traitance avait effectué, du 28 juin au 3 juillet 2026, une mission de prospection en Algérie afin d’évaluer les opportunités de coopération avec les acteurs locaux, sous l’égide de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie et sur mandat du ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie. Cette délégation, conduite par Opel Allemagne, réunissait plusieurs entreprises spécialisées dans la fabrication de composants et de pièces destinés aux usines automobiles, signe d’un écosystème de sous-traitance en gestation autour du projet.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie algérienne assumée de relance industrielle. Les autorités ont fixé des objectifs d’intégration locale dépassant 30% à l’horizon 2026, avec des perspectives de progression vers 40% dans les années suivantes. L’usine Stellantis de Tafraoui, dans la wilaya d’Oran, opérationnelle depuis fin 2023, constitue le socle de cette montée en puissance industrielle, qu’Opel vient désormais compléter par un second site.

Symbole de cet engagement mutuel, le communiqué de Stellantis précise qu’à l’occasion de la visite du président Tebboune, Opel a hissé le drapeau algérien sur la façade de son siège ainsi que dans son usine de Rüsselsheim. Un geste que Florian Huettl a résumé en une formule, le projet « soutiendra le développement de l’écosystème automobile algérien tout en créant les capacités locales de production nécessaires à Opel ».

Samir Benisid

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