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L’Algérie aux commandes du Conseil de paix et de sécurité de l’UA dès le 1er août

Un engagement constant pour la résolution pacifique des crises

Alger prendra, à compter du 1er août 2026, la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, un mandat inscrit dans la continuité de son engagement pour la résolution pacifique des crises sur le continent, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune. La diplomatie algérienne a déjà bouclé son programme d’action pour ce mois à la tête de l’organe, calibré autour des urgences sécuritaires, politiques et humanitaires qui traversent l’Afrique.

Le coup d’envoi sera donné par une session publique consacrée au droit à l’éducation en zone de conflit, un thème présenté comme un pilier de toute paix durable. Suivront deux points d’étape sur le Sahel et le Soudan du Sud, deux dossiers que le Conseil suit de près depuis plusieurs mandats, en soutien aux médiations en cours. Le mois sera également marqué par trois séances de concertation entre le CPS et d’autres organes du système continental, le Parlement panafricain, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que la plateforme réunissant la gouvernance africaine et l’architecture de paix et de sécurité (AGA-APSA) , dans un souci affiché de mieux articuler les différents maillons de la réponse africaine aux crises.

Autre rendez-vous inscrit à l’agenda, celui dédié à faire le bilan de l’initiative phare de l’Agenda 2063, « Faire taire les armes en Afrique », pour mesurer ce qui a été accompli et pointer ce qui bloque encore. Une réunion de coordination doit par ailleurs rapprocher les principaux outils continentaux de veille à savoir le Centre africain de lutte contre le terrorisme, le mécanisme policier Afripol, le comité des services de renseignement et de sécurité CISSA et le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, pour muscler le dispositif d’alerte précoce du continent. Le Conseil se penchera aussi sur un outil de cartographie des menaces qu’Alger avait lui-même mis sur la table lors de sa précédente présidence, en août 2025, et accueillera le point trimestriel du groupe A3, ces trois États africains siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU, avec l’objectif de faire avancer le processus d’Oran et de peser d’une seule voix à New York. Le programme prévoit également l’envoi d’une mission du CPS sur le terrain, au Soudan, pour prendre le pouls de la situation politique et appuyer les efforts de stabilisation dans ce pays miné par la guerre depuis plus de deux ans.

Pour la diplomatie algérienne, ce mandat d’un mois doit permettre de crédibiliser un peu plus l’action du Conseil face à des crises qui s’enchevêtrent, en misant sur la prévention plutôt que la gestion dans l’urgence, et sur un continuum allant de l’alerte précoce jusqu’à la réponse rapide, sans jamais perdre de vue les voies de sortie négociées. Alger réaffirme, à cette occasion, son attachement de longue date au principe des solutions africaines aux problèmes africains, dans la lignée des objectifs fixés par l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Salim Amokrane

admin

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